Waller Svoil, llist. d'Ecosse , r* partie
Couronne-
ment
de
Robert
Itruce.
Mort
d’Edouard I".
Expulsion
des
juifs.
T**cs
exactions.
Confirmation
det
char li »
par
Edouard.
douard employa pour grossir son trésor; il eut recours, dans le même but, à des procédés oppresseurs avec les différentes classes de ses sujets, afin d’être en état de subvenir aux dépenses de tant de guerres qu’il soutint contre le pays de Galles, la France et l’Ecosse. Les ecclésiastiques et les marchands eurent beaucoup à souffrir de ses exactions; les premiers furent obligés d’acquitter sur leurs biens des subsides énormes qui absorbèrent presque tous leurs revenus, cl les autres virent la totalité de leur bénéfice passer aux mains des agents du roi. L’exportation des laines était la pins grande source des richesses de la population, Edouard la frappa de droits considérables, et dans une occasion, il éleva la taxe à la valeur entière de la laine exportée. Les tenanciers de la couronne furent aussi contraints au paiement d’impôts écrasants, et les plaintes nombreuses de la nation eurent pour principaux interprètes le primat Winclielsey et deux puissants seigneurs, le connétable Bohun, comte d’Hcreford, et ltoger liigod, grand maréchal d’Angleterre. Tous trois tentèrent avec succès d'opposer une digue aux volontés arbitraires d’un monarque irritable et impatient de tout frein. Les deux chartes furent rappelées et opposées de nouveau à des prétentions intolérables. Le roi, dans la v ingt-cinquième année de son règne, alarmé par les succès de ses ennemis et par la défection de scs sujets, fut contraint de confirmer ces chartes et l'on y ajouta l’important statut, connu sous le nom de Tallagio non conccdendo , qui rappelait une des clauses les plus importantes de la charte du roi Jean supprimée dans celle de Henri lit. H fut dit, dans ce statut, qu’aucune taxe ne serait désormais
Édouard i". 12 1
établie dans le royaume sans le bon vouloir des archevêques, prélats, comtes, barons, chevaliers, bourgeois et autres hommes libres du royaume, et qu’il ne serait ' pris ni blé, ni laines, ni cuirs, ni autre marchandise de quelque personne que ce fût sans son aveu1. Edouard, en faisant ces importantes concessions, ne céda qu’à la nécessité et attendit des circonstances plus favorables pour annuler ou reprendre ce qu’il avait accordé; mais ce fut un des traits supérieurs de ce prince violent et vindicatif à l’excès, de savoir reconnaître les limites de sa puissance et faire aux temps et aux circonstances les concessions nécessaires 4 : c’est ainsi que les efforts faits pour agrandir au dehors l’influence de la couronne d’Angleterre , tournèrent si fréquemment à l'intérieur aux progrès des libertés nationales.
On vit sous ce règne, comme sous le précédent, les députés des villes et des bourgs ou des communes siéger avec les basons et les tenanciers de la couronne; il résulta plus tard de cette coutume d’importantes conséquences pour la fusion des ordres et pour le progrès des institutions constitutionnelles ; les représentants des communes n’intervenaient encore à celte époque, que pour Hxer le chiffre des impôts et présenter au roi des pétitions contre les abus, mais ils acquirent sans