‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 172 sur 202 · It K II. CIIAI’ITRK · texte numérisé non relu

It K II. CIIAI’ITRK

•lu prochain parlement pour l’octroi de nouveaux subsides, et la hardiesse des barons, vis-à-vis de la couronne, passa dans l’âme des députés des communes. Ceux-ci, par une innovation remarquable , mirent pour condition préalable a leur vole, cju’il serait fait droit à la |»étition lYiiiion qu’ils adressaient au roi pour le redressement de nombreux griefs. Cette pétition jette du jour sur la situation intérieure du royaume et sur les nombreux abus de l’administration. Les principaux griefs des communes étaient : l’enlèvement des denrées de toute espèce par les pourvoyeurs du roi, sans garantie aucune pour le paiement; le surcroît d’impôts sur les denrées étrangères de première nécessité, l’altération des monnaies, les abus intolérables d’autorité de la part des premiers officiers de la maison du roi, les dénis de justice, la facilité pour les coupables puissants d’obtenir des chartes de pardon, et l’impunité des plus grands crimes *.

Edouard, effrayé de cette longue série de griefs, promit de les redresser; il ajourna le parlement, et ne songea plus ensuite qu’à rejoindre son favori, qui rentra dans le royaume, et que le pape releva de son serment.

Gaveston reparut à la cour, ou sa présence ramena les prodigalités et les fêtes : les deniers publics furent de nouveau dilapidés, et lorsque le trésor fut vide, il fallut encore convoquer un parlement. Les barons, cette fois,

• y parurent en armes avec leurs tenanciers : ils tinrent le roi en leur pouvoir, et il fut forcé de consentir à la formation d’un comité de pairs spirituels et laïcs, qui, sous le nom d’ordonnateurs, furent chargés de régler la

l. liof. Perlent.

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