‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 173 sur 202 · EDOUARD II · texte numérisé non relu

EDOUARD II

maison du souverain et de réformer les abus. Ils mon- ComîM trùrent une défiance injurieuse au monarque dans la rédaction de plusieurs articles pour les réformes, et limitèrent étroitement sa prérogative. De nouvelles garanties furent exigées du roi pour l’observation des chartes; toutes les concessions de domaines qu'il avait faites, depuis la création du comité, furent révoquées; aucune autre concession ne pouvait être valable, à l’avenir, sans l’aveu des barons assemblés en parlement : eux seuls pouvaient autoriser le roi à déclarer la guerre ou à s’al>senter du royaume; ils se réservaient la nomination du régent et des gouverneurs des cinq ports : les sliérifTs devaient être élus par les grands officiers de l’Etat 1 et justifier d’une fortune suffisante pour répondre de leur conduite; défense fut faite aux pourvoyeurs du roi, sous peine d’être traités comme voleurs, de prendre pour son service plus que la loi ne spécifiait : Gaveston, pour avoir dissipé les fonds publics, donné de mauvais conseils au roi, et pour autres méfaits, fut banni à perpétuité n»ni>Uscmtiu du royaume : enfin, la clause la plus importante de c»tcston. ces réformes portait que les parlements, pour prévenir *

tout délai dans l’administration de la justice, seraient convoqués une fois l’an, et plus souvent s'il était nécessaire.

Edouard souscrivit à ccs articles en frémissant et avec certaines restrictions qui annonçaient l’intention de les rejeler aussitôt qu’il se sentirait assez fort pour secouer le joug. U pleura honteusement en se séparant de son

leurs.

Exigence

des

commis-

saires.

1. Onze ans plus tôt, Edouard. Ier avait consenti que les sliériffs fussent élus par les comités. — Liiq'ard.

favori ; mais incapable «le supporter son absence, il le rappela une troisième fois, et, après une séparation son retour, tle quelques semaines seulement, ils furent de nouveau (Ui2) ré1111'8-

La perte de Gaveston fut alors irrévocablement résolue. Une étroite ligue des barons se forma autour de Thomas, comte de Lancastre, petit-fils de Henri III et le plus puissant des membres de la noblesse. Ils marchèrent en

Nouvelle

ligue armes, sous sa conduite, vers York, où se trouvait .les !>.ron». p;jouar)j avec S(,n favori : l’un et l’autre prirent la fuite à leur approche, et Gaveston, investi par les barons dans le château de Scarborough où il s’était réfugié, capitula et se rendit prisonnier. Gaveston avait obtenu d’être conduit et enfermé dans sa propre résidence de Wallingford, et il était en marche pour s’y rendre sous la garde du comte de Pembroke : mais son escorte fut tout à coup remplacée par une nouvelle troupe sous les ordres de son mortel ennemi, le comte de Warwick qui s’assura de son prisonnier et le conduisit à Warvvick même, dans son château, où il l’enferma. Là , se tint un conseil des principaux chefs : « Vous avez pris le renard, dit une voix; si vous le laissez échapper, il faudra recommencer la chasse. » Ce mot décida du sort de l’infortuné favori, et, au mépris de la capitulation , l’arrêt de mort fut prononcé : Lanp,ise castre ordonna son supplice. En vain Gaveston se jeta ii mon ;1 gos pje,|s demanda merci : il fut conduit à Hlacklovvg« veston, jjill et décapité en présence des comtes de Lancastre,

I. Gaveston l'avait mimim' U1 r/iini noir et Warvvick avait juré qu’il lui ferait sentir ses dents.

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