‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 178 sur 202 · I. Lingaril, tint, é' Angle · texte numérisé non relu

I. Lingaril, tint, é' Angle

KDOlAlt» II.

royaume sc trouvait sans chef, et nommèrent le jeune i>ri,e prince Édouard récent du royaume pour son père. Le roi cependant, [wiursuivi de lieu en lieu, et réduit à se a“ ,oicacher dans les forêts, tomba enfin lui-même, avec ses deux derniers compagnons , Hugues Sponsor et lialdok, au pouvoir des rebelles : il sc rendit à son cousin Leicester, frère et héritier du grand comte de Lancastrc, et fut enfermé au château de Kenilwortli. Son malheureux favori, Hugues Spenser, jugé par le tribunal déjà souillé du sang de son père, fut traîné au supplice le Ei<*uiion

front ceint par dérision d’une couronne d’orties, cl mis à nugue» mort cruellement, après une mutilation aussi indécente S[M!0ser' que barbare ', aux acclamations d’une sauvage populace. (<*26) Le parlement s’assembla à Westminster, sous les yeux de la reine et du jeune prince son fils, dans les premiers jours de l'année 132». Là, l’évêque d’Hcreford, ayant déclaré que la reine serait en péril de mort si le roi recouvrait son trône avec sa liberté, proposa d’élire son (ils à sa place. Cette motion fut appuyée par les cris furieux de la |K)pulaoe de Londres : la terreur comprima toute résistance. Le parlement déclara le jeune Edouard roi. Les prêtres présents, à l’exception de quelques prélats 2, jurèrent fidélité au nouveau souverain, et, peu de jours après, un bill en six articles fut solennellement voté et publié, déclarant Edouard de Carnarvon déchu d "11 du trône et déposé pour avoir perdu la couronne d’E- ,l327 cosse, viole son serment, opprimé l’Eglise et sévi d’une manière odieuse contre les barons.

Page 1