‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 18 sur 202 · I.a Rielafjne depuis Domilien jusqu'à Seplime Sévère · texte numérisé non relu

I.a Rielafjne depuis Domilien jusqu'à Seplime Sévère

nions périrent dans cctto sanglante journée, ou 340 Humains seulement perdirent la vie'.

Agricola vainqueur, ramena ses légions à petites journées dans ses quartiers d’hiver. Sa flotte poursuivit l’exploration des côtes; elle atteignit les îles Sandwich, à l’extrémité de la Bretagne et du monde connu, et revint mouiller au port d’où elle était partie.

Agricola rendit compte de sa victoire à l’empereur et peu de temps après, en butte à sa jalousie, il résigna son commandement. Ce grand homme n’osa s’offrir aux acclamations du peuple, et rentra de nuit dans Home où, après une entrevue nocturne avec son maître, il se perdit dans la foule des courtisans et n’échappa pour quelque temps aux périls de sa gloire qu’en paraissant lui-même l'oublier 2.

De Domitien à Adrien, sous Nerva et Trajan, on ne sait rien de la Bretagne. A l’avénement d’Adrien tous les peuples que Trajan avait contenus ou soumis commencèrent à remuer de nouveau; les Maures harcelaient l’empire, les Sarmates y portaient la guerre et les Bretons en secouaient le joug. Adrien donna tous ses soins au raffermissement de la paix dans l’univers, il reprit le système d’Auguste, abandonna les conquêtes de Trajan, et borna l’empire romain en Orient, à l’Euphrate. Il en parcourut toutes les provinces et visita la Bretagne où il réforma beaucoup d’abus. Il est vraisemblable que les Méates et les Calédoniens avaient alors repoussé les [humains en deçà du mur d’Agricola jusqu’à la ligne de la Tvne et du golfe de Solway. La prov ince romaine de Bre-

(. Agric., xxx-xxxvil. — 2 Itltm ■ wviv-xt.

CONQUÊTE DE l.’lLE PAU LES ROMAINS. 37

lagne |>cr<lit ainsi tout l’espace renfermé entre cette muraille et celle d’Agricola, et l’on ignore les circonstances qui rendirent cet abandon nécessaire. Ce territoire, d’une étendue d’environ cent milles, du sud au nord, fut regagné sous Antonin le Pieux, (Ils adoptif et successeur d’Adrien. Cet excellent prince visita toute la Bretagne en personne, mais sa vigilance, stimulée par le zèle du bien, rendait sa pensée partout présente. 11 fit plusieurs guerres par ses lieutenants, vainquit les Calédoniens à l’aide de son habile général Lollius Urbicus, et les ayant repoussés, il les contint par un nouveau mur construit en terre et en gazon, et qu’il éleva parallèlement à celui d’Agricola entre la Clyde et le Forth.

L’histoire de la Bretagne romaine est peu fertile en événements depuis Antonin jusqu’à l’empereur Septiine Sévère, et celui-ci était avec ses légions en Asie, lorsque les Calédoniens, tirant avantage d’une guerre civile qui tout récemment avait attiré sur le continent une partie des forces romaines et de la jeunesse bretonne, s’unirent aux tribus des Méates et refoulèrent les^ Romains au delà du mur d’Adrien.

Sévère était de ces hommes qui semblent prédestinés c*mp»ijiic»

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à l’empire du monde et qui ne connaissent point d’obsta- Sévère.

clés. En apprenant l’invasion des Calédoniens, il oublia aïo)

son âge et ses infirmités douloureuses, qui le privaient de l’usage de ses jambes; il réunit son armée avec sa promptitude habituelle, traversa à marches forcées l’Italie et la Gaule, s’embarqua au cœur de l’hiver et descendit en Bretagne avant d’y être attendu. Les barbares, saisis de crainte à la nouvelle de son arrivée si prompte et si imprévue, demandèrent la paix. Mais Sévère avait

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