‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 180 sur 202 · W.iLiiijj. — lier m i tiglon. — T. de la More · texte numérisé non relu

W.iLiiijj. — lier m i tiglon. — T. de la More

Mort

d'Édouard II.

importait que ces deux grandes forces , l'aristocratie des barons et la royauté , fussent modérées par un troisième élément, qui sût s’en faire accepter en aidant a les contenir l’une par l’autre. Cet élément , que nous avons vu tout récemment se produire sur la scène j>olitique, fut la chambre des communes, qui, par son admirable composition , appartenant tout à la fois à la plus haute noblesse et à la bourgeoisie, acquit, à travers les siècles, une irrésistible influence, représenta tous les intérêts de la nation , et sut contenir, dans des limites salutaires, la prérogative royale, tout en préservant le peuple anglais de la domination exclusive des castes et des fureurs de l’élément démagogique.

L’ordre célèbre des Templiers fut supprimé au temps d’Edouard il par le pape Clément V, à la requête du roi de France, Philippe IV ou le Bel, qui les accusa de crimes énormes. Cet ordre faisait ombrage aux rois par sa puissance et par ses richesses; et, sans admettre les accusations monstrueuses dont il fut l’objet, il faut reconnaître qu’un grand relâchement s’était introduit dans sa discipline et dans ses mœurs. Les Templiers, cependant, furent condamnés sur de vagues indices , sans autre preuve que des dépositions arrachées par la torture et bientftt rétractées. Un grand nombre périrent en France et en d’autres contrées dans les supplices : en Angleterre, l’ordre fut dépouillé de scs biens et dispersé.

LBIRUI’E Al Xllr ET Al XIII* SIECLE. 443

(Viu|> tl’iuil fur I* Angleterre et l’Europe depuis le xir siècle jusqu'au commencement du su".

La plu|iart dos peuples île l’Europe, au commencement du xiv* siècle, étaient encore flottants dans des limites incertaines et en proie à des guerres barbares. Les contrées du Nord, le Danemarck, la Suède, la Norvvége, qui, trois siècles auparavant, avaient conquis une partie de l’Europe après l’avoir remplie tout entière d’épouvante, épuisaient maintenant leurs forces redoutables dans de sanglantes querelles, et leurs calamités intestines faisaient le salut du monde.

Les populations des rivages méridionaux de la Baltique avaient été décimées et partiellement converties au christianisme sans rien perdre encore de leur sauvage énergie, et une grande partie du territoire de la Prusse actuelle était déjà conquise au xui' siècle par les chevaliers teuloniques qui cherchèrent encore dans le siècle suivant à étendre leurs conquêtes. Les Polonais passaient alors pour les plus puissants des peuples slaves et le moment approchait où la Pologne allait atteindre , sous Casimir le Grand , à l’apogée de sa puissance territoriale, tandis que les Busses n étaient encore qu’un mélange confus de peuplades pour la plupart de race slave, et flottaient dans l’espace immense compris entre la mer Blanche et la mer Noire. Leur prince, le grand Vladimir, avait adopté la religion grecque vers l’an 4000, et, après avoir reçu le baptême, il avait ordonné de renverser les idoles; long-

Danemarck,

Suède,

Norvège.

Pologne

el

Russie.

Page 1