‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 185 sur 202 · LETTRES ET SCIENCES · texte numérisé non relu

LETTRES ET SCIENCES

Pétrarque 1 2 avaient déjà paru, devançait les autres peuples dans ce réveil, mais la plupart des hommes éminents par l’intelligence n’avaient point encore appris à distinguer dans l’objet de leur poursuite le vrai du faux, ou à donner à leurs recherches une direction suffisamment utile et pratique, et en Angleterre, comme partout, l'étude des arts empiriques et des sciences occultes était mêlée à celle de la religion et des lois. De temps immémorial, et déjà sous les Anglo-Saxons, les célèbres uni- l'niversikS. versités d’Oxford et de Cambridge avaient été fondées : plusieurs établissements ou collèges qui en dépendent encore de nos jours furent créés au xur siècle, et il en fut aussi fondé un grand nombre dans la ville de Londres, où ils formèrent une troisième université pour l’étude des lois et de la jurisprudence. Ces écoles, établies la plupart autour des cours de justice de Westminster, reçurent le nom d’écoles de la chancellerie : on y étudiait avec ardeur le droit civil et le droit canon a.

Aristote régnait en souverain absolu dans les universités de l’Europe : sa logique et sa dialectique donnaient une méthode singulièrement en harmonie avec les procédés de la théologie scholastique partout et exclusivement cultivée. La langue grecque cependant était à peu près ignorée de tous ; un nombre d’adeptes infiniment restreint était à peine en état de comprendre les œuvres

1. L'année 1325, où mourut Edouard II, est la date qu’on assigne V la première rencontre de Pétrarque et de Laure.

2. Le clergé se litrail lui-mème arec ardeur k l’étude des lois ciriles. Innocent IV y vit un danger et délendit celte élude, par une bulle, en France, dans la Urande-Rrelagnc, en Espagne et eu Hongrie, (liu Boulay, lliil. de l'univ. de Parie.)

Page 1