LA BRETAGNE SOIS LES ROMAINS. 4S
liras »lc mer; ils firent alliance, dans le quatrième siècle, avec les Attacottiens, clan du littoral opposé et des environs de Locli-Lomond, dans le but de dévaster ensemble les terres des Bretons romains. Dans la suite, ils obtinrent de gré ou de force des établissements durables sur les côtes de la Calédonie, et devenus supérieurs à leurs voisins, ils donnèrent le nom d 'Ecosse (Scotia) à toute la partie septentrionale de nie de Bretagne. Les Scots et les Pietés, longtemps en guerre entre eux, ne s’entendirent et ne marchèrent d’accord que pour dévaster la province romaine dont ils furent longtemps la terreur-
Ces peuples furent châtiés par l’empereur Constance II, qui, maître paisible de l’Occident après la défaite et la mort de Constantin, son frère, visita la Bretagne en •U3, marcha contre eux en personne, les expulsa de la province romaine et les refoula dans leurs sauvages retraites.
D'autres guerres civiles dans l’empire exposèrent de nouveau la Bretagne romaine durant 13 ans aux ravages de ce peuple indomptable. Enfin l’empereur Valentinien I" (364) chargea un habile général nommé Théodose et père de l’empereur de ce nom, de repousser les barbares et de rétablir la paix dans la Bretagne. Théodose répondit à l’attente de l’empereur : il refoula les Pietés et les Scots dans leurs montagnes au delà des limites autrefois tracées par le mur d’Antonin : il recouvra cette ancienne frontière en la protégeant par une longue chaîne de forteresses, et la contrée comprise entre cette limite et celle de Sévère, fut appelée Valentin, du nom de l’empereur régnant, Valentinien.
Victoires
T li étui ose (364—306;
Divisions politique» de la Bretagne sous
les Romains.
•ilî
Durant plus d’un siècle el demi après la conquête , les diverses parties de l’ilc soumises aux Romains ne firent qu’une province; la Bretagne en forma deux sous l’empereur Sévère, et nous savons, par la Notice de l’Empire écrite en l’année 410, que le nombre des provinces fut porté plus tard à cinq 1 comme il suit, en commençant par le sud :
1° Flavia Cœtarietuis. Cette province occupait toute la partie méridionale de l’îlc, au-dessous de la Tamise et de la Saverne : elle fut appelée Flavia du nom de Flavius, l'un de ceux de l’empereur Constantin;
2° Rritannia Prima, à l’est, entre la Tamise et l'Humber;
3° Rritannia Secundo, à l’ouest, entre la Saverne et la mer. Cette province occupait la partie de l’îlc qui fut nommée Cambrie et dans la suite pays de Galles;
4° Maxima Ccetarien&is, province au nord des deux précédentes, et qui s’étendait jusqu’à la muraille de Sévère, entre la Tyne et le golfe de Sohvay;
5” Valentia, entre le mur de Sévère et celui d'Antonin jusqu’au Fortli el à la Clyde. Cette contrée fut réduite en province romaine seulement dans le dernier temps de l'empire et sous l’empereur Valentinien dont elle reçut le nom.
Par delà ces provinces et vers le nord, s’étendait, entre le mur d’Antonin et les monts Grampiens, une contrée qui reçut le nom de Vespasiana Conquise par Agricole,