I. Lniflaul, //i*/. (l'Angl.j c. I
Forces
militaires.
L’immensité «le l’empire ayant fait reconnaître sous Dioclétien la nécessité de le partager, cet empereur en fit quatre divisions que Constantin après lui conserva, en les mettant chacune sous l’autorité d’un préfet du prétoire. L'administration civile fut alors séparée de l’admi- . nistration militaire, et la Bretagne fit partie, avec l’Espagne et l’Afrique, «le la préfecture des Gaules. L’envoyé ou lieutenant du préfet «les Gaules dans l’île avait le titre de Ficaire de la Bretagne, et résidait à York; les finances et la justice étaient administrées sous ses ordres par les gouverneurs particuliers «les provinces. L’armée avait pour chefs trois officiers qui reconnaissaient comme supérieur le maître des milices stationnées sur les bonis du Rhin et qui résidait lui-incmc sur le continent. Ces trois officiers étaient le duc de Bretagne, qui commandait depuis la limite septentrionale jusqu’à l’Humber; le comte du rivage saxon, spécialement chargé de garder la côte orientale contre les invasions des pirates qui habitaient les côtes opposées de la mer du Nord, et enfin le comte de Bretagne qui avait sous ses ordres toutes les garnisons de l’île.
Décadence et fin de la puissance romaine dans la Bretagne. 383 420.
Le gouvernement de Théodose marqua la dernière époque où la puissance romaine fut raffermie partout et respectée dans l’îlc de Bretagne. Sous l’empereur Graticn, un espagnol nommé Maxime, après avoir acquis de