‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 26 sur 202 · FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE EN IIRETAGNE. SI · texte numérisé non relu

FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE EN IIRETAGNE. SI

la réputation dans les légions romaines qui défendaient „Jurpilion cette contrée, usurpa le sceptre, appela sous ses dra- de

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peaux la jeunesse bretonne qu il incorpora dans son armée, franchit le détroit, soumit la Gaule, fit assassiner Gratien et fut reconnu pour empereur dans la Bretagne, la Gaule et l’Espagne. Ayant ensuite voulu renverser en Italie le faible Valentinien II, ce prince alla chercher à Constantinople un asile et un vengeur. 11 trouva l’un et l’autre : l’empereur Théodose prit en main sa querelle, il fit marcher deux armées contre Maxime, l’une sous ses ordres, l’autre sous le franc Arbogaste ; une flotte nombreuse ramena en même temps Valentinien en Italie. Maxime n’osa lutter contre des forces si formidables, il se cacha dans les murs d’Aquilée où il fut pris et (S88) décapité par l’ordre de Théodose.

Les Bretons, qui l’avaient suivi sur le continent où ils firent la plus grande force de son armée, ne revirent plus leur pays natal. Maxime avait établi, dit-on, à l’occident de la Gaule, en l’investissant de l’autorité souveraine, un officier breton nommé Conan, dans la péninsule armoricaine entre la Seine et la Loire. Après sa chute, le plus grand nombre de ses soldats bretons s’établirent dans cette contrée sous la protection de Conan. La Bretagne demeura fort affaiblie d’une si grande perte, et l’on croit que, par suite de cette émigration, son nom fut donné à l’ancienne Armorique. L’identité si remarquable du langage et des mœurs du peuple de ce pays et des vieux Bretons de l’île voisine doit être attribuée, selon les uns, à cette circonstance, et selon d’autres à une émigration postérieure et contemporaine de l’invasion saxonne. Ces deux événements contribuèrent

sans doute à multiplier ou à conserv er les traits semblables du caractère national des deux peuples; néanmoins cette identité n’aurait pu se produire si ces peuples ne fussent sortis d’une même souche et n’eussent, dès l’origine, parlé la même langue.

Durant les vingt années qui suivirent la mort de Maxime, la Bretagne, livrée à peu près à elle-même, soutint une lutte continuelle contre ses farouches envahisseurs.

Cj“lc Déjà l'empire d’Occident fléchissait de toutes parts , l'empire et un demi-siècle s’était à peine écoulé depuis la mort du faible Honorius que ce vaste corps s’écroulait battu par le flot des invasions successives des Vandales, des Suèves, des Gotlis, des Bourguignons, des Francs et des Huns. Une foule de causes concoururent à sa ruine. Aucun lien national n'attachait les peuples à sa défense, tons étaient épuisés par les luttes des divers compétiteurs au trône, par les exactions des armées, par celles des officiers du fisc ; la classe moyenne avait, en grande partie. disparu; les campagnes n’étaient peuplées que d’esclaves ; il avait fallu, depuis deux siècles, traiter avec les barbares qui menaçaient les frontières et leur céder sur toutes les lignes militaires de l’empire d’immenses territoires qu’ils cultivaient sous le nom d'auxiliaires ou de tète* en s’engageant a les défendre : leurs chefs ambitionnèrent et obtinrent les titres des dignités romaines; plusieurs commandèrent les armées impériales , composées en grande partie de barbares, dont quelquesuns convoitèrent le trône, soit [wmr eux, soit pour leurs fils; et lorsque dans la Gaule, en Espagne, en Italie, les chefs barbares, revêtus des titres de maîtres des mi-

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