‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 27 sur 202 · FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE EN BHETACNE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE EN BHETACNE

lices , de patrices , de consuls, tentèrent de se substituer aux empereurs, les habitants de ces provinces, habitués à l’obéissance et indifférents entre les parties belligérantes, n’op[*osèrent aucune résistance.

Dès les premières années du v siècle, les relations administratives de la Bretagne avec le continent devinrent plus rares, cl quelques troupes romaines, stationnées encore dans nie, y demeurèrent presque indépendantes. Elles élevèrent successivement au rang de césar et d’auguste, trois de leurs chefs, Marcus, Gratien et Constantin. Ce dernier, proclamé empereur dans la Bretagne et suivi d’un reste de soldats romains dont il était tout ensemble la créature et le chef, essaya, comme Maxime et comme plusieurs autres avant lui, de s’assujétir la Gaule et l’Espagne. Il échoua dans son entreprise, fut pris et décapité à Arles, par l’ordre de Constance, lieutenant d’Honorius.

La Bretagne, depuis lors, fut, pour ainsi dire, livrée à elle-même. Les antiques souvenirs nationaux y furent évoqués : le druidisme avait été étouffé par les Romains mais non extirpé, il dut reparaître et réagir contre ce qui restait encore de la domination romaine. Les bardes chantèrent les exploits des anciens héros, la gloire des aïeux, et rappelèrent dans les cœurs le respect traditionnel pour les familles îles anciens chefs, Les Bretons se levèrent en armes et conspirèrent contre un gouvernement qui ne pouvait plus les protéger ; les magistrats romains furent déposés et chassés, et l’empereur Honorius, renonçant lui-même à posséder ce qui lui échappait, fil écrire aux chefs bretons qu’ils eussent à pourvoir à leur propre défense.

Insurrection

des

Bretons.

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Bretagne.

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L’anarchie fut quelque temps extrême; cependant les royautés nationales n’avaient point toutes disparu dans l’île; nous avons vu un roi, Cogidunus, à qui les Romains laissèrent un territoire à régir; et un autre roi, Lucius, sous lequel le christianisme se répandit dans l’ile. 11 est donc certain qu’il y eut en Bretagne, à côté ou au-dessous de l’administration romaine, de petites souverainetés nationales. Quand les Romains se retirèrent, ces souverainetés persistèrent, et de toutes parts il en surgit de nouvelles, les unes héréditaires , les autres électives Les villes romaines de la Bretagne ne perdirent pas sur-le-champ leur administration particulière; car, bien que l’histoire garde le silence à ce sujet, il est à présumer qu’elles surent garder leur indé|>endance jusqu’à la conquête saxonne.

Le culte et le clergé chrétien ne disparurent pas non plus entièrement de l’tle dans ce premier moment d’effervescence et d’anarchie. Vers la ün du iv* siècle, un Breton fameux, l’hérésiarque Pélage, avait émis sur la grâce, le libre arbitre de l’homme et le péché originel, des opinions différentes de celles de l'Eglise , et ses doctrines avaient fait de rapides progrès en Bretagne. Elles furent condamnées dans le siècle suivant par plusieurs conciles, et deux fois un célèbre évêque des Gaules, Germain d’Auxerre, |«issa en Bretagne dans le but de les extirper. Ce prélat, jadis ardent chasseur, trouva l’ile désolée par les incursions des monta-

I. Whilakcr, Uist. de Mancheslery I. 1er, u. 252. — Loi Etals breton», dit 'Zosimc, ac constituèrent en gouvernement pailiculicr selon les circonstance» (Zotiuif, I. Vl).

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