‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 29 sur 202 · FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE BN BRETAGNE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PUISSANCE ROMAINE BN BRETAGNE

ront, dans le courant du v siècle, au maître des milices romaines, Aétius, une pressante demande d’assistance par une lettre intitulée les gémissements des Bretons ' dans laquelle ils dépeignaient en termes touchants leur affreuse situation : « Les barbares, disaient-ils, nous poussent dans la mer, la mer nous rejette sous le fer des barbares : nous n’avons plus que l’horrible choix de périr par l’épée ou dans les flots. » Mais Aétius rassemblait alors toutes les forces dont l’empire pouvait dis[>oser pour rejiousser la formidable invasion des Huns conduits par Attila; il lui était impossible d’en rien distraira pour secourir la Bretagne , et il ré|>ondit aux envoyés par un refus. Les Bretons furent alors réduits à la plus extrême détresse. Le plus grand nombre des princes au sud de la Tamise se soumirent à l’autorité d’un chef logrien, Wortyern ou Vortigern I. 2; d’autres princes bretons, et surtout dans la Cambrie, obéissaient à un homme d’origine romaine, Ambroise Aurélien, tandis que beaucoup de petits souverains, jaloux de leur indépendance, ne voulaient reconnaître aucun de ces deux chefs et soutenaient, non-seulement contre ceux-ci mais les uns contre les autres, une lutte acharnée : les Pietés et les Scots, enfin, poursuivaient dans l'ile leurs affreux brigandages, lorsque la tempête ou l’espoir du gain porta sur ses côtes trois navires saxons conduits par deux frères, Hengist et Horsa; événement peu considérable en apparence, mais qui décida de l’avenir de la Grande-Bretagne.

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