LES BRETONS DANS LA CAMBRIE ET DANS LA GALLE
Le nom de Cambrie, de pays } Velsch ou de Galles, fut donné au territoire compris entre le golfe de la Saverne et celui de Solway. Ce pays, défendu par la mer qui le I >aigne à l’ouest, par les fleuves qui couvrent ses autres frontières et par les montagnes dont sa surface est héris- Refuge see, est géographiquement séparé des autres parties du Brell>llt littoral de l’est où s’étaient maintenues des tribus bre- , 'u"‘ .
la Cambrie
tonnes indépendantes, et il fut redevable de la conserva- ou
pav#
tion de son indépendance à ses avantages naturels au- do Galles tant qu’à la valeur de ses habitants. C’est là que le plus grand nombre des fugitifs chercha un asile; les Bretons de cette contrée, en majeure [»artie Cambriens ou Kymris, s’y maintinrent longtenqis invincibles. «Ils eurent, dit un ancien auteur ', le bras levé contre tous, et tous eurent le bras levé contre eux : » et ils surent conserver leur indépendance durant des siècles.
Beaucoup de fugitifs bretons cherchèrent une patrie sur d’autres rivages; un grand nombre passèrent dans la Gaule et y abordèrent sur un territoire que leurs aïeux avaient peuplé en même temps que la Bretagne et où leur langue était encore parlée. Ce pays était la partie occidentale de l’ancienne Armorique. Accueillis par les habitants à la faveur de l’identité d’origine, les fugitifs bretons se répandirent sur toute la côte septentrionale jusqu’au Coesnon , et , au sud , jusqu’au territoire de l’ancienne cité des Vénètcs, aujourd’hui Vannes. Ils y fondèrent un État séparé, où la ma- jeure partie de la jxqmlation demeura celtique et conserva ses moeurs et sa langue : le nom de Bretagne était