‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 41 sur 202 · IMe, I. Il, e. H · texte numérisé non relu

IMe, I. Il, e. H

80 1.1 VRK I. CHAPITRE 11.

de la vie éternelle ; levons-nous donc, ô roi, maudissons et brûlons les temples que nous avons si vainement révérés jusqu’à ce jour. — Et qui oserait, lui dit-on, profaner le premier les idoles et leurs autels? — Ce sera moi, dit le grand prêtre, moi qui ai été assez insensé pour enseigner aux autres à les adorer, je donnerai l’exemple de les détruire; » et aussitôt il demanda au roi des armes et un cheval de guerre, car chez ce peuple il était défendu aux prêtres de porter les armes, et la seule monture qui leur fût permise était une jument : loi remarquable qui établissait une séparation entre le prêtre et l’homme de guerre. Le grand prêtre ceignit l’épée , s’élança sur le cheval du roi et courut autour du temple des idoles en brandissant sa lance; il l’enfonça dans la porte de l'édifice, et l’ayant ainsi profané, il donna l’ordre aux siens de l’abattre et de le raser du sol. Cette scène eut lieu près de la rivière de Dorwent, à peu de distance et à l’est de la ville de York. Elle fut suivie du baptême d'Edwin et de ses nobles. Le pallium fut dans la suite envoyé de Rome à Paulinus, et York, capitale de la Northumbrie, devint le second siège métropolitain de la Bretagne anglo-saxonne. Après la conversion de ce royaume, le christianisme se répandit successivement dans ceux de Wessex, de Mcrcie et de Sussex.

Augustin, ses compagnons, ses émules ou ses disciples, ne bornèrent pas leurs efforts à la conversion des peuplades anglo-saxonnes; leur zèle eut aussi pour objet la réformation des Eglises des peuples celtiques de la Cambrie, du pays de Galles, de l’Irlande et des montagnes de l’Ecosse. L’Irlande avait été convertie, deux siècles auparavant, par saint Patrik, et des missionnaires de

MISSION D’AIGISTIV.

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celte contrée avaient porté la foi nouvelle parmi les Pietés et les Scots de la Calédonie; mais la discipline de ces Églises s était altérée , et la plupart avaient admis des formes et quelques rites religieux que n’adoptait pas l'Eglise romaine Quant aux dogmes, les Églises des IMipulations celtiques ne différaient point d’une manière essentielle de l’Eglise romaine, les différences étaient limitées à des règles secondaires et à certaines pratiques. Elles ne célébraient [tas la fête de Pâques à la même époque que l’Eglise de Home elles n’administraient pas le baptême comme celle-ci par trois immersions ; la tonsure y était portée d'une façon |>articulière. Les moines des grands établissements cénobiliques de Bangor dans le pays de Galles, de Bangor en Irlande, d’Iona dans les Hébrides, qui étaient les centres religieux et les grandes écoles des Bretons , des Gaëls , des Pietés’, des Scots, avaient tous la tête rasée en croissant sur le devant, et les cheveux pondants sur les côtés et sur le derrière, tandis que les moines occidentaux se rasaient le sommet jiostérieur de la tète en couronne. Ces différences étaient fort légères, cependant l’uniformité complète des pratiques étant considérée comme l'une des premières conditions de la force, de la grandeur et de la durée de l'Eglise romaine, ce motif engagea le pape Grégoire à s’occuper «Le ramener à l’unité le clergé breton dont la discipline était d'ailleurs fort relâchée. 11 donna, dans ce but, plein pouvoir au primat Augustin, mais les efforts de celui-ci

Rites

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celtique*.

4 . 4e peine que M. Augustin Thierry a commis tme erreur lorsqu'il a dit que ce? F.gliscs avaient adopk' la doelrine de Pélage. (Histoire de le i conquête de l'Angleterre par les Normands, I. i.)

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