l.ingurd, Anliq. o f lhe Ang.-Sux. church, c. I
Minidhre
du
primat
Tbéodorf.
Hi
furent vains, et les évêques ])rt't«ns, appelés à une conférence, refusèrent de reconnaître sa suprématie.
L’Eglise anglo-saxonne se fortifia dans la seconde moitié du vi* siècle, par une organisation vigoureuse, sous le ministère de son célèbre primat, l'archevêque Théodore. Ce grand homme était né à Tarse, en Cilicie; il fut longtemps moine à Home, et il était déjà fort avancé dans la vie lorsqu'on l’année 068, il reçut le pallium des mains du pape Vitalien, qui le nomma archevêque de Cantorhéry. Il contribua puissamment, par le double ascendant de la science et de la piété , à la civilisation chrétienne et à l’instruction littéraire de la Bretagne anglo-saxonne. U versa, disent les anciennes chroniques, le fleuve de la science sur cette terre si longtemps inculte; il y enseigna, simultanément avec les doctrines de l'Eglise, les lettres grecques et latines et les arts séculiers. 11 consacra les vingt-trois années de son jiontiflcat à l’organisation de l’Eglise anglo-saxonne, et il présida les synodes nationaux où les évêques étaient choisis et où il était pourvu aux besoins des Églises. Celles-ci, par son influence, furent unies et amenées à la conformité de discipline et de pratîcpies. Théodon* érigea de nouveaux sièges, il encouragea beaucoup d’hommes puissants à bâtir des églises paroissiales qu’il mit sous leur patronage et sous celui de leurs supcesseurs; il pourvut, par l’établissement d’une taxe générale, à l’entretien du clergé dans tous les Etats de l'oclarchie, et c’est ainsi qu’il forma de l’Église anglo-saxonne tout entière, un corps régulier et imposant dont tous les membres reconnurent l’autorité du métropolitain de Cantorbéry. Ce grand homme, dont la voix si respectée du peuple et du clergé, était entendue