‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 50 sur 202 · I. Au.cr, ibid · texte numérisé non relu

I. Au.cr, ibid

Al fret 1

ipjK'llc |C,

Suxoii* aux arme».

IUX

Ualaille d’Kiliamiun .

Victoire d’Alfred.

cl mil tout en œuvre pour entretenir cet heureux enthousiasme : l’image vénérée de saint Néot, disait-il, lui était apparue dans un songe et promettait la victoire.

Les Danois entendirent de leur camp les cris de tout ce peuple en mouvement ; ils envoyèrent à la découverte, et le troisième jour, au -lever du soleil, ils aperçurent l'armée ennemie déployée sur les hauteurs voisines et ralliée sous l’étendard saxon du cheval blanc.

Le chef danois Gotlirun résolut de prévenir l’attaque, il rappela ses détachements et, à la tête de toutes ses forces, il marcha aux ennemis. La bataille fut sanglante, effroyable, comme toutes celles dont l’événement décide du sort d’un pays. Les Danois furent vaincus : Alfred, selon l’énergique expression de la chronique nationale, demeura maître du champ des funérailles '. Les Danois cherchèrent leur refuge dans leur camp : celui-ci fut aussitôt investi par Alfred, et entouré d’une ligne fortifiée qui rendait la fuite impossible. Gotlirun, hors d’état de prolonger la lutte ou de se défendre, se rendit, et Alfred entre autres conditions imposa celle du baptême au roi et à ses principaux chefs. Gotlirun prêta serment, scion l’usage de son peuple, sur un bracelet consacré à scs faux dieux; il livra des otages, et peu de temps après, il fut baptisé avec tous les chefs de son armée : il adopta le nom d’Athelstane, et Alfred fut son parrain.

Gotlirun ensuite ramena les Danois d’abord dans la Mcrcie, puis dans son ancien royaume de l’Est-Anglic, d’où il s’engagea à ne point sortir, et tint parole. Deux traités, qui ont été transmis jusqu’à nous, furent conclus

Page 1