Le mol u'illan en sawn signifie sage
INSTITUTIONS ET COUTUMES
dant, où la valeur des hommes se mesurait sur leur rang et sur leur fortune, où une propriété territoriale d’une certaine étendue conférait le nom de thane, il est présumable qu’il en fallait une plus considérable pour siéger parmi les grands.
La plus importante des attributions des wittans était l’élection des rois qu’ils désignaient habituellement dans la même famille, ayant égard à l’âge et à la capacité. Le wittena-gcmot était en outre l’assemblée législative et le tribunal suprême du pays; il faisait, en commun avec le roi, les lois et les traités, il jugeait les hommes puissants, établissait l’impôt et veillait avec le roi à la défense du royaume.
Après le roi et les membres de sa famille nommés ethelings , les officiers royaux les plus élevés en dignité et en pouvoir étaient les ealdormen ou les comtes, gouverneurs des comtés ou des provinces, et souvent désignés parles historiens sous le nom de vice-rois ^ub-reguli1 . Nous avons vu que les gouvernements de ces grands officiers, circonscrits d’abord dans d’étroites limites, s’étaient beaucoup étendus à la suite des conquêtes des souverains, et avaient fini par embrasser des provinces et d’anciens royaumes. Cependant cette extension des pouvoirs des comtes, quoique dangereuse pour la royauté, fut une conséquence naturelle de l’agrandissement de la monarchie : l’hérédité de leurs charges n’avait point été, comme dans la Gaule, consacrée en principe; ils n’exerçaient point leur office à titre de possesseurs du sol; ils étaient nommés par le prince, et celui dont ils tenaient leur