‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 74 sur 202 · I.ingnrd (Antiquité'* de l'Eglise anglû- soronne. c · texte numérisé non relu

I.ingnrd (Antiquité'* de l'Eglise anglû- soronne. c

2. C'eut <1 «‘puis ccMc époque seulement que le ange '^c CauiorlnHy eul seul tous les drniis Je siégé primatial, revendiques, en partie, jusque-là par l’arcliceeque d'Yorl pour son Eglise.

parmi eux, un homme instruit des lois de la grammaire était un prodige'. » L’ignorance et les vices grossiers d’une partie du clergé réagissaient de la manière la plus funeste sur les mœurs publiques, et les Anglo-Saxons s’abandonnaient alors, beaucoup plus que les Français et les Normands, à l’intempérance et aux excès qu’elle engendre, si funestes pour les facultés intellectuelles2 : les grands amassaient d’iniques richesses en dépouillant les hommes sans défense ou en les vendant comme esclaves dans les pays étrangers : nous voyons enfin, dans les documents contemporains, des désordres multipliés, des révoltes, des violences et des brigandages qui attestent la tyrannie des puissants, les exactions et les rapines des hommes de guerre et l’oppression des faibles, et il en faut conclure que ceux-ci, protégés par les lois, manquaient néanmoins de garanties réelles 3. La royauté, unique barrière à opposer aux violences des oppresseurs, avait perdu sa force en perdant son prestige : le respect inviolable , le culte pour la race héroïque de Cerdie, affaibli sous les fils d’Edgar, s’était réveillé sous les deux derniers princes de la dynastie danoise imposée par la conquête ; il s’évanouit de nouveau à la mort d’Edouard le Confesseur, et l’élection d’Harold, fils de Godwin, librement acceptée jwr les thanes anglo-saxons, porta une atteinte sans remède à la plus nécessaire des institutions anglo-saxonnes. Cet exemple donnait car-

4. Clcrici vix ••crnmciilorum verba balbti I icliaut : slupori cl iniraculo crat cæleris qui grammaticam uossel (Malmeib., 1. III, p. 101, éd. Savilc).

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