‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 75 sur 202 · Idem, ibid · texte numérisé non relu

Idem, ibid

3. Voye*, entre autres fait», les actes oppresseurs al barbares Je la famille tiodwin, ttist. des quatre conquêtes de l'Angleterre, I. II. p. HO cl 1 10.

INSTITUTIONS ET COUTUMES

rière et licence à toutes les ambitions; il était dangereux, surtout dans un pays où l’aristocratie était mobile, où la féodalité était plus personnelle que réelle ', où la société, enfin, ne se montrait pas encore hiérarchiquement organisée sur une base fixe comme le sol. Si Harold eût vécu, les conséquences désastreuses de cet état de choses se fussent inévitablement fait sentir après lui, et, à défaut de l’invasion étrangère, ce précédent fatal eût donné naissance à des révolutions sanglantes et à une série de guerres civiles, où l’aristocratie se fût détruite ellcmcme et eût entraîné la nation dans sa ruine.

Il importait aux destinées du peuple anglais que les lois de la discipline religieuse y fussent raffermies ainsi que les ressorts de l’autorité politique et centrale, et peut-être était-il également indispensable de fortifier dans les âmes, au moyen des dures épreuves de la domination étrangère, le souvenir sacré des vieilles institutions et le culte des traditions nationales : ce fut, après plus d’un siècle, l’un des résultats de lu conquête normande.

I. Il y avait, chez les Anglo-Saxons, entre les hommes libres une subordination monarchique, fondée principalement sur la qualité des personnes, tandis que, dans la féodalité, cette subordination est fondée sur les choses, mais celle-ci n’est, à vrai dire, qu’une conséquence de la première, et de l’une b l’au-

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