‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 77 sur 202 · I. Floquct, llùloire ti» parlmenl de Snrmandie · texte numérisé non relu

I. Floquct, llùloire ti» parlmenl de Snrmandie

prince, elle lui serrait d’instrument plus que de frein.

L’esprit des conquêtes ne s’éteignit pas en Normandie : il y fut entretenu comme un des princi|>aux traits du caractère national par la coutume du droit d’ainesse que les Normands apportèrent avec eux dans leur nouvelle patrie. Cet usage, en maintenant à l’intérieur, au moins dans une partie de la province, la forte aristocratie des aînés, entretenait parmi les puînés l’ardeur des grandes entreprises au dehors et l’ambition des conquêtes. A peine établis sur le continent, les Normands avaient joint à Eipioiu leur duché le Maine et une grande partie de la Bretagne «nqùèia qu’ils s’assujétirent par le joug de la vassalité. Ils guerchevalien roy^ceut longtemps contre le roi de France et furent normands mêlés à toutes les querelles entre la famille de Charle- # Italie magne et celle de Robert le Fort. Plus tard, de hardis on si'uie chevaliers normands coururent les mers, avides d’exploits et d’aventures; quelques-uns, débarqués comme pèlerins en l'an 1018, sur la côte méridionale de l’Italie, aidèrent les Lombards à enlever la Pouille aux Grecs et aux Sarrasins. Un grand nombre de leurs conqiatrioles vinrent successivement les rejoindre durant vingt années et combattre avec eux en Italie : ils furent suivis par les fils d’un simple gentilhomme normand, Tancrède d’Hauleville. Ceux-ci, au nombre de sept, et dont le plus célèbre fut Robert Guiscard, nommé dans son temps la terreur du monde, arrivèrent à diverses époques de Normandie avec des bandes d’aventuriers et triomphèrent des emjiereurs d’Allemagne et de Byzance ligués pour les exterminer. Robert Guiscard soumit la Pouille et la Calabre dont il obtint en tOfiO, comme vassal du saint-siège, l’investiture du pape Nicolas II. Il conquit encore la

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