I. it
Préparai if»
de
Guillaume
peur
la guerre.
Tiendrait dans l’année réclamer toute sa dette, reprendre ses droits par le 1er et punir le parjure.
L’entreprise était gigantesque et entraînait à des frais immenses. Le duc ne pouvait se passer du concours de ses barons et il obtint par ruse et par son influence personnelle sur chacun d’eux , l’assistance que leur assemblée générale répugnait à lui donner : il les Ht venir individuellement en sa présence et se montra, dans le secret, prodigue de bonnes paroles et de séductions : tous furent gagnés, nul n’osa tenir dans ce têteà-tête redoutable le langage qu’il avait tenu en public : chacun promit donc d’aider le duc selon son état et ses ressources. Guillaume eut ainsi en abondance de l’argent, des vaisseaux, des soldats, des habits et des vivres.
A ces moyens matériels de succès, le duc en joignit un, tout-puissant sur les esprits. U connaissait la force qui réside dans le bon droit, et il ne négligea rien pour faire reconnaître son entreprise comme juste et légitime. 11 fut servi en cela par plusieurs circonstances et surtout par l’opinion dominante à cette époque, et qui faisait considérer comme inviolable et sacré tout serment, fût-il imposé |>ar la violence, dès lors qu’il était prononcé sur des reliques, comme l’avait été celui d’Harold. La cause fut portée par Guillaume à Rome et habilement soutenue dans un consistoire tenu à Latran, par le célèbre Lanfranc et par Robert de Jumiége que l’influence de Godwin, père du roi Harold, avait expulsé du siège de Cantorbéry. La déposition de cet archevêque par l’autorité temporelle du roi saxon qui avait élu Stigand à sa place, le refus de l'acquittement du denier de