‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 82 sur 202 · Malmetb.. De gtil. )io»li[. , I. I, p. 201, ed. Sanie · texte numérisé non relu

Malmetb.. De gtil. )io»li[. , I. I, p. 201, ed. Sanie

CONQUÊTE ne LANGLKTERRE. 20B

de l’archevêque d’York, Aldred, qu’il reçut sa couronne, et il jura qu’il gouvernerait les Anglais aussi bien qu’aucun des rois ses prédécesseurs.

Aussitôt après son couronnement, le roi séjourna quelques jours aux environs de Londres, à Barking, où il reçut la soumission et l’hommage d’un grand nombre d’hommes puissants et de thanes.

La conduite de Guillaume à cette époque fut prudente et louable, les trésors du feu roi, une lourde taxe et des dons volontaires considérables fournirent aux premières largesses qu’il fit à ses compagnons d’armes; il accorda de nouveaux et importants privilèges aux citoyens de Londres et porta fort loin les mesures qu’il crut devoir prendre pour la protection des personnes et surtout des femmes. 11 n’empêcha pas sans doute beaucoup de rapines et d’actes de violence, mais il s’efforça de les prévenir et de se concilier par sa justice les cœurs de ses nouveaux sujets. Toutefois il ne négligea rien non plus jKHir s’assurer par les armes la possession durable de sa conquête. 11 se fit donner de nombreux otages, il construisit des forteresses à Londres, à Winchester, à Hereford et en d’autres lieux de bonne défense; il les remplit de soldats normands, désarma les habitants belliqueux de la capitale et tout en réprimant avec vigueur les actes de spolation et d’oppression, comme l’aurait fait un roi national et légitime, il se ménagea tous les moyens d’agir selon l’occasion en conquérant et en despote.

Il tardait à Guillaume de revenir sur le continent, d’offrir en spectacle aux yeux des peuples de la Normandie les premiers fruits de sa conquête, et dans le mois de mai de l’année 1067, il résolut de repasser le détroit.

Ilotour

«le

Guillaume

en

Normandie.

iOG

Après avoir pris toutes les mesures prescrites par la prudence, il passa une grande revue de son armée, dans la plaine de Pevensey, non loin du lieu où elle avait vaincu. Là, il se montra libéral envers tous ceux qui avaient concouru à la victoire, distribuant aux uns de l’or, aux autres des terres pour lesquelles il reçut leur hommage et qu’il prit, soit sur les vastes domaines des rois saxons dont il s’empara comme leur héritier, soit sur les biens des Anglais tués en combattant contre lui à Hastings.

Guillaume établit son frère utérin Odon, évêque de Bayeux, et Roger, flls d’Osbert, son sénéchal et son plus intime conseiller, pour gouverner en son nom la contrée soumise entre le pays de Galles et la mer du Nord au sud de la Tyne. Puis il revint jouir sur le continent de son triomphe, emmenant à sa suite les principaux chefs saxons, l’archevêque Stigand, le comte Edwin, Morkar et Walthéof, et I’étheling Edgar, descendant de tant de rois. Il envoya au pape la bannière d’or du roi Harold, et fil de grandes largesses aux principales églises de son duché.

La plus grande partie de l’Angleterre était encore de fait à peu près indépendante, et le territoire même occupé par les étrangers n’était qu’imparfaitement soumis : ceux-ci se livrèrent, en l’absence de Guillaume, à des actes affreux de violence et de rapacité, dont leurs chefs eux-mêmes se rendirent coupables. Des révoltes éclatèrent sur différents points : les Saxons du Kent appelèrent, du continent, à leur aide , Eustache de Boulogne, alors en lutte avec Guillaume, et tentèrent en vain, avec son assistance, d’enlever Douvres aux Normands. Dans l’ouest l’insurrection s’étendit fort loin : un puissant thane.

r.ON'QrÊTE de l’angleterre.

connu sous le nom d’Edric le Sauvage, repoussa les con- intuirwiion quérants et fit alliance contre eux avec les Gallois de la s,,'*, Cambrie. En divers lieux, et surtout dans les comtés du nord, tous ceux qui avaient prêté serment à Guillaume furent sollicités ou sommés de le rompre, et les Normands purent se croire menacés du sort qui, dans la nuit terrible de la Saint-Brice, avait frappe les Danois.

Guillaume repassa promptement en Angleterre pour achever une conquête qu’il redoutait de voir lui échap-

% Guillaume

per : il marcha au nord, ou les comtes Edwin et Morkar, en échappés d’auprès de lui, s’étaient rendus et fomentaient Al*81*‘'nTl’insurrection. L’étheling Edgar s’était soustrait lui-même avec sa famille à la surveillance de Guillaume, et avait trouvé un asile en Ecosse, auprès du roi Malcolm qui épousa sa sœur Marguerite et soutint les Northumbres contre les conquérants étrangers. Il fallut toute l’énergie et toute l’activité de Guillaume pour étouffer cette révolte dans son germe. Les Normands soumirent tour à tour et dévastèrent Oxford, Warwik, Derby, Nottingham ; ils franchirent l’Humber, où ils n’avaient pas encore paru en armes, livrèrent bataille sur ses rives aux insurgés, les vainquirent et pénétrèrent à leur suite dans les murs d’York, où ils signalèrent leur nouvelle victoire par le pillage, le massacre et l’incendie. Les vaincus se réfugièrent en Ecosse : là se retirèrent les illustres chefs Edwin et Morkar, qui se voyant trop faibles pour résister se sentaient aussi trop fiers pour se soumettre et pour servir.

L’étheling Edgar et les chefs saxons, secondés par une flotte danoise, investirent la ville d’York et emportèrent d’assaut le château fort où trois mille Normands périrent égorgés. Guillaume, furieux mais toujours prudent, es-

Dévastation

du

comté

d’York.

Massacres

et

ravagea.

Soumission

dea

insurgés.

saya de désunir ses ennemis avant de les attaquer; il acheta la retraite des Danois, s’assura |>ar de sages règlements et de bonnes paroles la neutralité des habitants des contrées soumises, puis dirigeant sur York toutes ses forces, il prit cette ville et, pour contenir par la terreur une contrée où il voyait un foyer d’insurrection perpétuelle, il y promena le fer et la flamme et changea en désert un vaste territoire autrefois riche et florissant. La famine seconda l’œuvre d’extermination : on assure que plus de cent mille personnes perdirent la vie , enveloppées dans la ruine totale de leur pays, qui, nu et désolé un siècle encore après le conquérant, garda l’incfTaçable empreinte de sa barbarie

Guillaume fit des lots des villes en ruine et du territoire désert : il s’adjugea la plupart des maisons encore debout de la cité d’York et de nombreux domaines, et partagea le reste entre les chefs et les soldats de son armée. Les Anglo-Saxons commencèrent alors à désespérer de leur délivrance; leurs plus grands chefs perdirent eux-mêmes courage : Edwin, Morkar, Cospatrik et Walthéof vinrent trouver le conquérant au bord de la Tees et lui prêtèrent serment d’obéissance. Guillaume les reçut gracieusement, les combla de bienfaits, et donna la main de sa nièce Judith, avec les comtés de Northampton et de Huntington, à un célèbre chef saxon nommé Walthéof, fils du grand comte Siward, quoiqu’il eût tué de sa main une multitude de Normands5; l’étheling Edgar

\ . Ab homine usque ad p«ctis periit quicumque reperdis est ab Eboraco usque ad mare orientale. (Alur. Bcverl., p. 129, édit. Sold. fl Twytd.)

i. Mail. Paris, I. l, p. H.

CONÿl KTK 1>K l.AXOLKIKIIHK. 2(1!»

vint enfin lui-même demander et olitenir du vainqueur le pardon et la paix.

Une seule eontrée des anciens royaumes anglo-saxons, le district de Chester voisin du pays de Galles, restait encore à soumettre : Guillaume en .avait ajourné la conquête jusqu’à l’entière pacification de la Northumbric. Victorieux au nord, il marcha sans retard à l’ouest, quoiqu’au cœur de l’hiver, et conduisit son armée d’York à Chester, à travers les montagnes par des routes impraticables. La terreur le devançait et les habitants opposèrent peu de résistance à l’invasion : le roi, maître de Chester et de Stafford, s’assura de l’obéissance de ces villes, comme il avait fait pour les autres, en élevant dans leur enceinte une solide forteresse défendue par une garnison normande.

Toute la terre anglo-saxonne était occupée, et la population indigène presque tout entière était subjuguée, sinon soumise; beaucoup de Saxons s’expatrièrent dans 1e pays de Galles, en Écosse, en France, et jusqu’à Constantinople, où un certain nombre de fugitifs entrèrent au service de l’empereur Alexis 1 et conservèrent, sous des deux lointains, le costume, les armes et la langue de leur patrie. D’autres se retirèrent dans des lieux inaccessibles et dans les forêts, et commencèrent contre les oppresseurs étrangers une guerre de partisans qui, sur quelques points du territoire, dura longtemps après la conquête. Ils se glorifiaient du nom iVoiulaws, d’hommes hors la loi, parce que cette loi ordonnait d’obéir aux

1. Voyez a ce sujet U noie Je M. Anémie |,e Prévoit, dini ion édition d’Orderic Vitol, I- 11, p. 173.

conquérants; on vit en eux des victimes et de vaillants champions de l’ancienne cause nationale, et ils trouvèrent a ce titre de la sympathie parmi les indigènes. « Les vieux récits, les légendes et les romans populaires des Anglais, dit M. Augustin Thierry, ont répandu une sorte de teinte poétique sur le personnage du banni, sur la vie errante et libre qu’il mené sous les feuilles des bois. Dans les romances, l’oui/air, l’homme mis bore de la loi, est toujours le plus gai et le plus brave des hommes; il est roi dans la forêt et ne craint point le roi du pays '. » cupidii# La cupidité des vainqueurs s’accrut avec leurs succès,

dci ,

Normands, et ne s'arrêta pas même au seuil des monastères. Guil- '' né! laume confisqua des sommes considérables que les indigènes, au bruit de l’invasion étrangère, avaient mises en

conliscalmns.

dépôt dans les couvents. Ses agents emportèrent, avec l'or des particuliers, les chartes et les titres de propriété de ces établissements religieux; ils violèrent meme le sanctuaire des églises, dont ils emportèrent les ornements et les vases sacrés.

On a accusé. Guillaume d’avoir ordonné ces sacrilèges, mais l’ensemble de sa conduite le défend contre ce reproche; il respectait les choses saintes, et ne joignit jamais avec intention les profanations aux rapines. Sa foi était sincère; il voulait établir sérieusement son œuvre sur des bases durables, et fonder après avoir conquis, et il avait compris que la religion seule lui en donnerait les moyens. Trois légats du pape Alexandre II, l'évêque de Sion, Ermcnfrcd, et deux cardinaux, vinrent en Angleterre à sa requête, el y tinrent plusieurs conciles afin,

I . Conquête de l'Angleterre j>ar In ,Vorm ands, I. H, p. 42f», C édition.

CONQUÊTE UE l’aNGLEIEHIIE. 211

dirent-ils, d'apporter remède à la décadence de la foi, de la discipline et des mœurs , qui n’était que trop réelle dans l’Eglise anglo-saxonne. Ils déposèrent l’archevêque Stigand, en 1070, au concile de Winchester; et ensuite, au concile de Windsor, Guillaume déclara qu’il avait fait choix, pour lui succéder, de Lanfranc, abbé de Saint- Etienne, à Caen, dont la sagesse égalait la piété. Les légats donnèrent leur approbation à ce choix, et Lanfranc, malgré ses vives instances, fut élevé sur le siège primatial, que nul plus que lui n’était digne d’occuper.

Les évêques saxons, à l’exception de Wulstan, évêque de Worcester, et les abbés des principaux monastères furent déposés comme l'archevêque Stigand et remplacés par des étrangers normands ou français. La déposition de ces prélats, l’expulsion des moines indigènes, la spoliation des églises et des monastères cl beaucoup d'autres actes d’usurpation et de violence provoquèrent de nombreux soulèvements; mais la résistance ne se montra nulle part aussi acharnée que dans l’ile d’Ely, située au milieu des marais du comté de Cambridge, et qui déjà, un siècle auparavant, avait été le refuge des Saxons contre les Danois. Là, sur un sol fangeux, impraticable aux chevaux et aux hommes pesamment armés, une foule de Saxons fugitifs se rendirent par l’embouchure des fleuves, avec leurs familles et les débris de leur fortune. Ils y élevèrent des fortifications de terre et de bois, et y établirent un vaste camp retranché qui prit le nom de camp du refwje.

Des chefs renommés, des prêtres, des évêques, vinrent demander un asile à cette terre marécageuse, dernier asile de l’indépendance nationale. L’archevêque Stigand

Camp du refuge, li Kly.

IIMll I. CHAPITRE IV.

cl le célèbre Elgewin, ancien évêque de Durham, s'j rendirent «lu pays d’Écosse; les comtes Kdwin et Morkar «|uittèrent encore une fois la résidence de l'oppresseur : ils errèrent longtemps dans les campagnes et dans les forêts oii Kdwin se cacha tandis que Morkar gagna le ramp du refuye. et r«‘joignil un guerrier auquel ses exploits valurent alors une grande célébrité. Ce guerrier se nommait Hereward. Les réfugiés, remplis d'admiration pour sa valeur, le prirent pour chef : il soutint, dans cette nouvelle situation, sa haute renomm«>e : il repoussa tontes les attaques des Normands et tint en échec leurs garnisons dans leurs châteaux forts.

Une flotte danoise vint, en l’année 1070, au secours des insurgés qui se rendirent coupables de la dévastation, du sac et de l'incendie du célèbre monastère de Petcrliorough donné par Guillaume à un prêtre normand. Ils s’emparèrent du monastère, enlevèrent ses précieux trésors, dispersèrent les moines saxons «jui l’occupaient et «pii déjà avaient envoyé leur soumission au nouvel abbé normand, et livrèrent l’ablmye aux flammes. Les richesses enlevées furent portées dans l’ile d’Ely et devinrent la proie des Danois.

L’arrivée «le leur flotte et les succès «les insurgés du camp du refuge n’étaient pas les seuls dangers dont les Normands fussent alors menacés sur leur conquête : tant d’odieuses violences qu’ils avaient impunément commises, tant d'insultes prodiguées par eux aux objets vénérés du culte national, et tant de souffrances infligées aux principaux d’entre les vaincus avaient propagé dans toute l’Angleterre un même esprit de haine, de révolte et de vengeance; tous les f«rurs saxons se tournaient

COVÿlÊTE dk l’anületekke. 213

avec espérance vers les insurgés il’Ely; le nom du jeune Edgar était de nouveau prononcé ; la capitale du pays, enfin, la puissante ville de Londres, elle-même, commençait à s’agiter et menaçait les conquérants d’une rébellion redoutable.

A ces nombreux périls, Guillaume opposa d’abord une extrême prudence et sa dissimulation habituelle. 11 lit porter des paroles de paix et d'amitié à plusieurs des chefs insurgés et à quelques prélats anglo-saxons qu’il n’avait pas encore dépouillés de leurs dignités; il les appela auprès de lui à licrkamstcd, et les consulta sur les intérêts véritables du pays dont il entendait , disait-il, respecter les lois. 11 lit apporter en ce lieu les reliques de l’église de Saint-Alban, et, en présence d’une assemblée solennelle, Guillaume jura, sur les Évangiles et sur de saintes reliques, d’observer inviolablemcnt les bonnes et anciennes lois que les meilleurs rois d’Angleterre, et surtout le roi Edouard le Confesseur, avaient établies avant lui. Le code de ces anciennes lois n’était point écrit, et pour les exécuter, il importait d’abord de les connaître : Guillaume manda donc auprès de lui douze hommes de chaque province, qui déclarèrent, sous serment, ce qu’ils savaient des anciennes lois et des coutumes du pays. Le roi en forma une espèce de code qu’il fit publier de tous côtés par ses hérauts, comme le recueil des lois octroyées par le roi Guillaume au peuple anglais, les mêmes que le roi Edouard , son cousin, avait observées avant lui.

Par cette satisfaction accordée aux vœux du pays, Guillaume affaiblit les ressentiments populaires et délia les nœuds qui unissaient contre lui ses ennemis. Il acheta

Prudeuca

de

Guillaume.

ensuite une seconde fois la neutralité des Danois qui remirent à la voile sans avoir donné aux réfugiés d’Ely auuori tune assistance réelle. Le comte Morkar, attiré j»ar ruse •i E.i*ia j10rg (|u camp (]u refuge, fut jeté dans les fers; son frère Edwin accourut pour le délivrer et périt en combattant.

Les principaux chefs nationaux, prêtres et laïcs, étant abattus ou gagnés, et les Danois ayant repris la mer et abandonné les insurges du camp du refuge à eux-mêmes, Guillaume jugea le moment venu de les attaquer dans leur asile, et lit construire à travers les marais, avec des efforts inouïs, une immense chaussée destinée à joindre nie d’Ely à la terre ferme. Serrés de plus près, décimés par la famine et trahis par les religieux d’un couvent, qui découvrirent un secret passage aux Normands, ils se rendu camp dirent après un combat furieux. Herevvard seul refusa d Ely’ de se soumettre : il parvint à s’échapper et se montra encore, dans plus d’une rencontre, terrible aux oppresseurs de son pays. 11 força son redoutable adversaire à rendre hommage à sa rare valeur. Guillaume possédait une magnanimité naturelle qui savait apprécier un mérite extraordinaire, même dans ses ennemis : il admirait Herevvard en faisant tous ses efforts pour l’accabler, et lorsqu’il eut obtenu sa soumission, il lui conserva l’hérid u™ew»rd. f*e 808 pères. Le souvenir d’Hcreward ne disparut (1072) P45 avcc P*' 8ur *R théâtre de ses exploits : on montra

longtemps nu milieu de ces marais, les ruines d’un fort que les habitants nommaient le château d’Hcrcvvard, et qu’ils révéraient comme les débris sacrés du dernier asile de l’indépendance nationale.

r.l ILI.AI MK

Du la soumifcHon d’Hereward j 1 1 s< | n ' à la mort (le Guillaume le Conquérant.

Avec le camp du refuge tomba la dernière espérance du peuple anglo-saxon, et le roi Guillaume eut désormais d’autres adversaires à combattre. Le premier contre lequel il marcha fut le roi d'Écosse, Malcolm, qui s’était montré tour à tour et presque au même degré l’ennemi des Normands et des Anglais, tantôt donnant asile et prêtant assistance aux fugitifs proscrits par Guillaume, et tantôt portant le fer et la flamme dans les provinces du nord de l’Angleterre, et ajoutant par ses fureurs à des souffrances que la rage des Normands semblait avoir déjà portées à leur dernier terme.

Guillaume, à la tète de son armée composée d’hom- e,1>0(j;i11„1 mes du continent et d’indigènes, franchit la frontière Gui,'{® d’Écosse, et, tandis que sa flotte côtoyait le rivage, il entra ™

i»t* . Ecosse.

uans le Lotluan, |>assa le Forth et s avança jusqu a uni Abernethv, répandant la terreur devant lui. Incapable M*,cr“lnm, ,u de tenir tète à l’orage, le roi Malcolm vint à la ren- •""""“H'contre de son redoutable ennemi, non pour le combattre, mais pour le fléchir. 11 rendit hommage pour sa couronne à Guillaume, et se reconnut son vassal1.

Victorieux en Écosse sans avoir combattu, et maître

I. Los Écossais, par fierté nationale, ont prétendu que Malcolm tic lit point hommage pour l'Ecosse, mais seulement pour quelques terres qu’il recul tic Guillaume cil Angleterre. Le docteur Liugard a soigneusement énuméré, en réfutant cette opinion, toutes les autorités qui la combattent. Nous renvoyons le lecteur au chapitre qu’il a écrit sur la conquête de t’Anglclcirc après U bataille d’Ilaslings.

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