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directs de la couronne, et, parmi eux, ceux dont les domaines furent assez étendus, les partagèrent de la même manière et les sous-divisèrenl d’après les mêmes principes.
Toutes ces parcelles des grands fiefs primitifs ne furent pas concédées à charge des mêmes services, et toutes les tenures n’obligeaient point au service militaire. Lorsque les tenants ou propriétaires avaient distrait de leurs domaines ou fiefs militaires autant de terres 1 qu’il en fallait pour entretenir le nombre de chevaliers qu’ils s’étaient engagés à fournir, ils disposaient du reste soit en le réservant pour leur propre entretien , soit en le donnant à charge de rente ou d’autres services. 11 y eut ainsi diverses sortes de tenures, qui avec le temps reçurent différents noms. Ce furent les tenures en chevalerie, en grande et en petite ter yen te rie , en fraticheaumône , en bourgage , en soccage et en villenage.
Les trois premières seules étaient réputées tenures nobles et militaires. Les terres données en franche-aumône étaient certaines concessions faites volontairement aux Églises à titre de charité ou de don gratuit : leurs tenures dispensaient du service de guerre ; les tenures en bourgage étaient restreintes au droit d'habitation dans les villes ; les terres tenues en soccage étaient cédées à charge de rente ou de tout autre service libre et conditionnel ; enfin les tenures en villenage obligeaient à tous les services inférieurs que rendaient ordinairement les vilains : elles étaient en général jtossédées par des céorls
4. L'étendue de terre qui constituait uu fief de chevalier nYsl pas connue avec certitude. (Lingard, //if/. d’Amjtct., I. iif c. I.)
Diverses
sortes
de tenun-s.