‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 88 sur 202 · V KK I. on l’ITRE IV · texte numérisé non relu

V KK I. on l’ITRE IV

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de lu plu» basse condition, qui, libres de leur personne, prêtaient eux-mêmes serment de fidélité au seigneur, et avaient ainsi des droits à sa protection, l'n grand nombre obtinrent de transmettre leurs tènements à leurs enfants, qui prononçaient le même serment. Leurs terres restèrent ainsi durant plusieurs générations dans les mêmes familles, qui, avec le temps, furent censées en avoir obtenu la propriété légale, et ces mêmes tenurcs devinrent ensuite célèbres sous le nom de lenures en copt/ hnld.

On vil en Angleterre ce qu'on avait vu sur le continent dans l’anarchie du x* siècle. Beaucoup d'hommes libres allèrent au-devant de cette servitude nouvelle, et échangèrent contre la protection des hommes puissants le titre de propriété île leurs nllru.r qu'ils reçurent d'eux ensuite à titre de fiefs : de telle sorte qu’un siècle plus tard, aucun homme descendant de la nation vaincue et possédant une propriété territoriale ou toute autre, ne fut considéré comme propriétaire au seul titre d'héritage ou de succession paternelle

Les rôles du grand livre terrier (doomesday book) furent dressés, comme il a été dit ci-dessus, dans le double but d'établir une taxe proportionnelle sur toutes les terres et de régulariser le nouvel état de la propriété dans le royaume. L’Angleterre comprit 60,215 fiefs de chevalerie, dont nous avons vu les tenanciers paraître en armes, sous la bannière des dignitaires spirituels ou temporels, à la grande réunion convoquée par Guillaume, en 1086, à Winchester. Les titres des nouveaux possesseurs y furent

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solennellement vériliés, et tous ceux qui en obtinrent la confirmation se reconnurent les hommes liges de Guillaume, et prêtèrent serment en ses mains pour les terres ,.|lai.,c qu’ils tenaient de lui. Là, peut-être, fut promulguée la , c charte dite de Guillaume, par laquelle ce prince s’obligeait à respecter les droits de chacun et rappelait les obligations de tous envers lui : « Nous ordonnons, disait le conquérant, que tous les hommes libres de ce royaume se considèrent comme frères d’armes unis pour le défendre'. Nous voulons quetous les hommes libres de notre royaume jouissent de leurs terres en paix, qu’ils soient exempts de toute taille et de toute exaction injuste, de sorte qu’il ne soit rien exigé d’eux que le service qui nous est loyalement dû, selon le droit et selon qu’il a été établi par legi-and conseil*;» mais sur ce point Guillaume demeurait seul arbitre et seul juge.

Outre le service militaire, que tous les tenants des fiefs

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en chevalerie devaient au roi, les vassaux directs de la <!.•* baron», couronne, nommés aussi barons, étaient tenus de se rendre à la cour du prince, trois fois par an, ou de justilier de leur absence. La ils délibéraient avec le monarque in commune conrilium, en conseil commun, sur les lois comme sur les matières qui intéressaient la sûreté de l’Etat et formaient le tribunal judiciaire le plus élevé du royaume. Les attributions de ce grand conseil étaient à peu près semblables à celles du xciltena- (jemol des Anglo-Saxons, et ses membres constituèrent ce qu'on appela

1 . Cratre* conjurai! ad l'cgnum unslrutn pro vil itnls suis et facullalibus contra îniuticoa pro poasc tuo ilefcntlnuluin. [Irgn Willirl. prim. ) Vwyea au»i Ka.lmcr., flial. «ou., SclJini nolae, p. 191.

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