‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 9 sur 202 · Connu., I. iv · texte numérisé non relu

Connu., I. iv

Désastre tle l.i llollc romaine.

18 LIVRE I. CIIAMTRE I.

grand nombre, et se mettent avec leurs États sous la protection «le César. Cependant deux grands revers frappent les Romains : la tempête disperse et rejette sur le continent les dix-huit navires chargés de la cavalerie : celte mcine nuit, la lune était «lans son plein; celle circonstance coïncidant avec l'approche de l'équinoxe, occasionnait sur cette côte la plus grande marée de l’année. César l’ignorait, et vit le flot emplir les galères qu’il avait fait tirer h sec sur la grève, tandis que les bâtiments de charge, demeurés à l’ancre, et battus de la tempête, étaient dispersés, désemparés ou brisés; les deux légions restaient ainsi sur une côte ennemie, sans cavalerie pour explorer le pays, sans provisions d’hiver pour le séjour, sans navires pour la retraite.

César prévit que le désastre de la flotte rendrait courage à l’ennemi, et ne voyant point venir les otages promis, il soupçonne le péril et se tient prêt à tout événement. Les barbares en etfet méditaient une surprise; mais ils avaient perdu du temps à rassembler leurs forces, et lorsqu’ils furent prêts (tour envelopper les Romains, ceuxci étaient en état de leur échapper. On envoyait chaque jour une légion au fourrage; le tour de la 7- légion était venu : celle-ci, ne voyant aucun symptôme hostile «lans les campagnes, posa ses armes et se dispersa pour couper les grains. Les ltretons saisissent cet instant, ils sortent en foule du lieu où ils se tenaient cachés, fondent sur les Romains, les accablent de traits et les enveloppent avec leur cavalerie et leurs charriotsde guerre. Autour «lu camp, les apparences de la paix étaient conservées, quelques indigèni's demeuraient à dessein dans les champs, d’autres allaient et venaient dans le camp.

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