‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 99 sur 202 · Vl.linctbury, I. IV, c? I · texte numérisé non relu

Vl.linctbury, I. IV, c? I

2. Les circonstances relatives à U mort «lu roi Malcolm sont fort peu connues. Le récit «le Malmcsbury est sur ce point absolument contraire a celui «rOrdenc Vital. J'ai suivi la version «le Ma t liiou Paris, (an. f 01)3.)

GIILLAIVIE II.

Les frontières de l'ouest, exposées aux incursions des Gallois, étaient le théâtre des plus afl'seux ravages. Guillaume 11 porta la guerre sur le territoire des envahisseurs; mais engagé avec son armée dans les montagnes du pays de Galles, il reconnut son impuissance , et après îles pertes énormes, il fut heureux d’échapper au fer des redoutables montagnards : il dut se borner à les contenir par une chaîne de forteresses gardiennes des frontières.

L’audace des luirons normands fut plus redoutable sur le sol anglais, à Guillaume le Houx, comme à sou père, que le ressentiment des vaincus: il eut à combattre son puissant vassal Robert Mowbray, comte de N’orthumbcrland, coupable, dans son gouvernement, de déprédations et de tyrannie. Mowbray opposa au roi, dans ses châteaux de Tinmouth et de Bemborough, une longue résistance ; il fut pris enfin, et Guillaume découvrit la trame d’une vaste conspiration, qui avait pour but de le renverser du trône, et dans laquelle Mowbray avait pour complices plusieurs puissants barons normands '. Les coupables expièrent leur crime les uns par des supplices, les autres par la prison et surtout par d’énormes amendes, dont Guillaume grossit son trésor.

Ce roi prodigue et désordonné était insatiable de richesses et ne reculait devant aucun moyen, quelque odieux qu’il fût, d’amasser de l’or, |>our le jeter ensuite sans mesure aux compagnons de ses folles débauches. Le primat Laufranc, qu'il écoutait peu, mais qu'il respectait *, avait contenu dans de certaines limites les peu-

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