‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 105 sur 171 · I. Maoliito»b, Hùl.fïAnpUt . règne d'Edouard M · texte numérisé non relu

I. Maoliito»b, Hùl.fïAnpUt . règne d'Edouard M

KDOIAHI) VI. 363

(Jardiner provoqua par celte conduite le ressentiment du conseil de régence el fut mis en prison.

Le catholicisme , si fortement ébranlé d'abord en Europe, recouvrait chaque jour sur le continent quelques-unes des positions qu'il avait perdues et reprenait, sur tous les points, une attitude redoutable et menaçante. Le concile de Trente allait être transféré à Bologne, plus près du pape, à l'effet d'y recevoir une impulsion plus directe de Rome et du saint-siége. L'empereur s„ccè* Charles-Quint poursuivait avec succès contre les pro- (,i,ar|rs ouii i testants sa croisade en Allemagne, et la religion lui „ *"

° ° Allemagne.

servait en même temps de prétexte, pour réduire à une sujétion plus étroite les princes de l'empire, qui après avoir souscrit la confession d'Augsbourg, s'étaient confédérés à Smalcade. Un secret impénétrable couvrait ses desseins; déjà il avait réussi à détacher de la ligue l'électeur palatin et celui de Brandebourg; il tenait prisonniers les deux chefs de la confédération, l'électeur de Saxe et le landgrave de Hesse, et la situation des autres princes allemands était déjà fortement compromise quand ils apprirent la mort de François Ier, qui , ardent persécuteur des protestants dans son royaume, les soutenait au dehors de ses armes contre l'empereur. Le nouveau roi de France, Henri H, pa- Avènement rut être, dès le début de son règne, encore plus ^ ^""d" ennemi de la réformation religieuse que son père. F*j™ccd"M Les (luises, chefs du parti catholique, acquirent, sous r,ui,e«. lui, une influence qui s'étendit dans les royaumes voisins et ils dirigèrent en Ecosse les conseils de Marie de Lorraine, leur nièce, \euve du dernier roi. Cette princesse, catholique ardente, balançait l'autorité du

Siluation

de l'Ecosse.

• de ce royaume.

comte d'Arran, régent du royaume, homme faible et irrésolu, et qui inclinait au protestantisme. Ce culte faisait, parmi les Ecossais, et surtout dans les classes inférieures, de continuels progrès à la voix du célèbre prédicateur, Jean Knox, mais l'ancienne religion dominait encore dans les rangs élevés de la nation, et nous avons vu que la guerre barbare que Henri VIII avait faite en Ecosse, contribua tout ensemble à fortifier dans ce pays la haine contre l'Angleterre, et à y ralentir le succès des réformateurs.

Le protecteur Somerset continua vis-à-vis de l'Ecosse la politique de Henri VIII. 11 fit de nouveau demander la jeune reine en mariage pour Edouard VI, en faisant valoir les immenses avantages de l'union des deux couronnes, dans une contrée que la nature semblait avoir destinée à ne faire qu'un seul et puissant état. Sa demande fut rejetée comme l'avait été auparavant celle de Henri VIII, et, comme lui, Somerset, après avoir vanté aux Ecossais tous les avantages de l'union des deux pays, voulut leur faire sentir tous les maux attachés à leur séparation. Une armée puissante, soutenue par une flotte nombreuse et commandée par le protecteur en personne, envahit l'Ecosse à l'est, du côté de Berwick. Les Ecossais rassemblèrent une armée deux fois plus considérable par le nombre, mais atl'aiblie comme toujours par l'absence de discipline et d'unité. Us prirent une forte position en face des Anglais, derrière la rivière de l'Esk, à six milles environ d'Edimbourg et à peu de distance du manoir de Pinke\, qui donna son nom à cette journée. Somerset, n'osant attaquer les Ecossais dans cette position avantageuse.

Bataille

de Piokey.

leur fit des propositions pacifiques en se bornant à leur demander l'engagement de ne donner leur jeune reine à aucun prince étranger, jusqu'à ce qu'elle fût d'âge à prendre elle-même un époux. Les avances du protecteur furent rejetées ; les Ecossais y virent un signe de crainte, leur confiance s'en accrut, et quittant leur excellente position défensive, ils franchirent la rivière et coururent à l'ennemi : ce fut leur perte. Après un premier choc heureux contre la cavalerie anglaise, commandée par lord Gray, Somerset fit avancer contre eux les redoutables archers d'Angleterre. Le désordre se mit alors dans leurs rangs, ils s'enfuirent de tous côtés, laissant deux mille des leurs sur Je champ de bataille ou dans les mains du vainqueur. Les Anglais pénétrèrent jusqu'au cœur du pays, mais bientôt un corps d'armée français, sous les ordres de d'Essé, de Thermes et Stozzi, leur enleva une partie de leurs avantages, reprit sur eux des forteresses importantes et rendit confiance aux Ecossais. Leur animosité pour leurs voisins s'était accrue par suite de leur sanglante défaite à Pinkey; loin de vouloir accorder leur reine à Edouard, ils ne songèrent qu'à la mettre à couvert contre toute tentative d'enlèvement et contre les chances délestées de toute union future entre elle et le fils de Henri VIII en la mariant au dauphin, fils aîné du roi Henri II, et en l'envoyant à la cour du monarque Marie siuari français, pour y recevoir une éducation digne de son e^ France, rang suprême. Cette circonstance amena en Ecosse le triomphe définitif du parti de la reine douairière, Marie de Lorraine, sur le parti opposé. Le régent se démit de ses fonctions, après avoir reçu du roi de

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