‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 106 sur 171 · MO LIVRE IV. T.IIAIMTKK II · texte numérisé non relu

MO LIVRE IV. T.IIAIMTKK II

Krance le duché de Châtellerattlt, et toute son autorite passa, ainsi que le titre de régente, à la reine douairière, qui atteignit alors le but de son ambition. Le protestantisme cependant, prêché par le fameux Knox, continuait toujours à faire de grands progrès en Kcossc, et le triomphe momentané de la régente vouait ce royaume à tous les maux, résultat nécessaire d'une scission profonde entre la cour et la nation.

•La victoire de Pinkey, dont le régent avait tiré peu d'avantages dans le royaume, lui en procura de grand* en Angleterre, où elle consolida son pouvoir et lui valut de nouveaux honneurs1. Il montra néanmoins, dans le» lois qu'il fît rendre, de la modération et de Hfmrmtt la sagesse. Toutes celles qui étendaient le crime de

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trahison au delà des cas énoncés dans le statut de la vingt-cinquième année du règne d'Edouard 111. furent annulées. On abolit aussi la loi de Henri VIII, destructive de toutes les lois et par laquelle les simples proclamations royales avaient la force et l'autorité des statuts; toutefois l'usage contraire continua à prévaloir, et on ne fit point la distinction, si difficile à établir, entre les cas où il serait nécessaire de statuer par une loi émanée du roi et du parlement, et ceux où les simples édits de la couronne tiendraient lieu de lois.

réformw'dîus ^ nouveaux statuts furent promulgués en faveur de le euhe. la réformation religieuse. Les images et les tableaux des églises furent enlevés, on rédigea un nouvel office touchant la communion, dans lequel la confession auri-

4. Il lui fui permis île <' n miu* le dai» du IrtHie, a la droite du j«MK

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culaire Tut traitée de pratique indifférente; peu de temps après, l'invocation des saints fut défendue et Le mariage des prêtres autorisé 1 ; on rédigea un nouveau rituel en langue vulgaire; l'uniformité de pratique fut prescrite ainsi que l'assistance au culte public sous des peines sévères. Une seule personne catholique obtint pour la pratique du sien l'indulgence du conseil : ce fut la princesse Marie, fille de Henri VIII; l'empereur intervint à cet égard, et à sa requête, le conseil ferma les yeux. On conserva, dans de certaines limites, la pratique des mortifications et du jeûne, et un acte du parlement défendit l'usage de la viande durant le carême et les autres temps d'abstinence. La doctrine de la présence réelle, quoique tacitement défendue dans la nouvelle liturgie, fut longtemps encore admise dans la pratique et ce fut la dernière que le peuple abandonna. Les prêtres, muets d'ailleurs, insistaient fréquemment encore sur l'observation de ce dogme , et l'évèque Bonner, si tristement célèbre dans la suite et qui, sur tous les autres points, avait fait acte de soumission, maintint celui-ci et fut, pour ce fait, condamné par le conseil, dépouillé de son évèché et mis en prison. D'autres évéques s'abusèrent en croyant détourner d'eux le péril par une plus complète soumission. Leurs riches revenus étaient pour leurs adversaires un appât trop puissant; ne pouvant être accusés de désobéissance, ils le furent de n'avoir point obéi de bonne foi : les un» Me virent entièrement dépouillés ; les autres gardèrent leurs évêchés et une |>artie de leurs revenus, mais en

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