‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 113 sur 171 · Mtc-lalatlt, ffi«/. fAnfMtrrt · texte numérisé non relu

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point trempé dans la dernière rébellion et demanda en vain une audience à sa sœur. Tout le monde l'estimait perdue : « Sa mort est résolue, dit l'ambassadeur de France, la reine va à Hichmond avant Pâques pour faire pénitence et des actes de cruauté ». » Le conseil, à ce sujet, était partagé : beaucoup opinaient pour la mort de la princesse; d'autres, et le prudent Gardincr était du nombre, songeaient à l'effet que produirait l'exécution de la seconde personne du royaume et redoutaient la responsabilité d'un coup si terrible. Leur avis l'emporta et le conseil adopta un parti moyen, il retint Elisabeth dans la Tour où elle affirma, dans la suite, au ministre de France qu'elle s'attendait à mourir et que la reine était altérée du sang de sa sœur 2.

Tels furent les préliminaires du mariage de la reine Marie avec l'héritier de la couronne d'Espagne. Dans les premiers jours d'avril, le parlement s'assembla à Westminster. L'empereur, pour mieux s'assurer l'obéissance de cette assemblée, avait emprunté une somme considérable qu'il envoya en Angleterre, dit Hume, pour être distribuée en présents et en pensions parmi les membres du parlement, pratique infâme et dont jusque-là il n'y avait pas eu d'exemple dans le royaume. Le chancelier Gardiner lit voir tous les avantages de l'union que Marie allait contracter; il montra dans Philippe l'un des descendants, par les femmes, de la maison de Lancastre et pour prévenir, après la reine, les inconvénients qui résulteraient du choix entre les

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