‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 127 sur 171 · I. Jebb. p. 021. f · texte numérisé non relu

I. Jebb. p. 021. f

4Hi LIVBE IV. CHAPITRE III.

les yeux sur l'érhafaud cl s'habilla splendidement en veuve et en reine. Rassemblant ensuite ses serviteurs, elle leur lit lire, par son médecin Bourgoin, son testament qu'elle signa, leur remit ses lettres, ses papiers et les présents destinés aux princes de sa famille et à ses amis; puis elle leur donna des bourses qu'elle avait préparées pour eux et où elle avait enfermé, par petites sommes, les f>,000 écus qui lui restaient. Elle mêlait avec grâce et bonté ses consolations à ses dons, les fortifiant contre la douleur qu'ils auraient de sa mort , et on ne remarquait en elle^, dit un témoin oculaire , aucune altération ni dans la voix ni an visage '. Elle se rendit ensuite dans son oratoire, s'agenouilla devant l'autel qu'elle y avait fait dresser et lut avec ferveur les prières des agonisants. Avant qu'elle eut achevé on vint heurter à la porte, mais elle continua de prier. Huit heures sonnèrent, on heurta une seconde fois : la reine lit ouvrir. Le sberiff entra, une baguette blanche à la main. «Madame, dit-il, les lords vous attendent et m'ont envoyé vers vous. » — «Oui, répondit Marie, allons. » Un crucifix lui lut présenté par son médecin, elle le baisa, le fit porter devant elle et, tenant un livre d'heures à la main , elle marcha au supplice soutenue par deux fidèles serviteurs, tandis que les autres, qu'on voulait éloigner, se jetaient à ses pieds, baisaient ses mains avec des sanglots et des gémissements et lefusaienl île la quitter -.

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