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Au bas de l'escalier , et à l'entrée de la salle où «'tait dressé l'échafaud, son maître d'hôtel, André Melvil1. tomba à ses genoux, le visage baigné de ses larmes ; Marie l'embrassa, le remercia de sa fidélité, lui recommandant de dire à son fils tout ce qu'il savait et ce dont il allait être témoin. Et comme il gémissait d'être obligé d'annoncer que sa souveraine , sa chère maîtresse était morte : « Tu dois plutôt te réjouir , bon Melvil, dit-elle, de ce que Marie Stuart est arrivée au terme de ses malheurs. Tu le sais, ce monde n'est que vanité, plein de troubles et de misères. Porte la nouvelle que je meurs ferme en ma religion, vraie catholique, vraie écossaise, vraie française. Dieu veuille pardonner à ceux qui ont désiré ma fin!...» Elle demanda et obtint que quelques-uns de ses serviteurs et deux de ses femmes l'assistassent jusqu'à la tin. Soutenue par elles et suivie d'André Melvil elle monta sur l'échafaud avec aisance et dignité comme sur un trône. Elle s'y assit en face du billot, sur un siège drapé en noir, ayant à sa droite, également assis, les comtes de Schrewsbury et de Kent, à sa gauche le shériflf et en face le bourreau; ses serviteurs étaient là le long du mur ainsi que beaucoup d'habitants du voisinage et devant eux une haie de soldats commandés par Paulet.
Après lecture de la sentence, Marie fit le signe de la croix et dit d'une voix ferme qu'elle était princesse souveraine et non sujette aux lois. Elle rappela tout ce qu'elle avait souffert d'Elisabeth , et se défendit de nouveau d'avoir attenté à sa vie. Puis,
A . Ce 6dèle senriteur de Marie Slutrt est nommé MeWin dans les documenl» de l'époque, l/ussge aching»4 ce oom en celui de MtWil.