‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 140 sur 171 · I.IVRK IV. Cil A PI TK h III · texte numérisé non relu

I.IVRK IV. Cil A PI TK h III

semblait attribuer la prise de Cadix dont Essex revendiquait l'honneur. Klisabcth essaya d'apaiser son ressentiment en le nommant lui-même grand maréchal d'An gleterre. Mais l'ambition d'Esscx dédaignait une faveur partagée; il aspirait à gouverner la reine et a obtenir sur elle un empire qu'elle n'accorda jamais à personne. I^is Le plus grand événement de Tannée suivante fut

At nHt%M ,a ,>aix 8'tfn^e a VerfilM entre Henri IV et Philippe 11. I. France Depuis longtemps elle semblait iuévitat>ki. La France

r Ht pallie, soupirait après le repos : Henri voyait avec peine les sali 5»hi critices imposés par la guerre à son peuple épuisé; il s'était, il est vrai, engagé vis-à-vis ses allies à ne point conclure une paix séparée, a ne point traiter sans eux avec l'Espagne, mais ne recevant que des secours insuffisants, soit de la reine, soit des états généraux, il leur signifia qu'il se vo>ait hors d'état de continuer la guerre: et les invita à concourir avec, lui pour la terminer. Ce grand prince, dans cette circonstance comme en beaucoup d'autres époques de sa vie laborieuse, subit la loi d une dure nécessité, et le traité signé à Venins, le 2 mai 1598, mit fin à la guerre étrangère et aux discordes civiles qui depuis quarante ans désolaient son royaume. Cette paix séparément conclue, en opposition avec le dernier traité qui liait la France et l'Angleterre, excita dans ce pays une irritation profonde et trouva la reine irrésolue entre les deux partis qui se disputaient l'influence suprême dans sa cour, entre FLssex qui Drbatt la pressait de continuer la guerre et Hurleigh qui in- 4 clinait à la paix. I ne violente querelle s'éleva entre

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d'AngUierre. eux devant la reine : Buiicigh la termina en passant au comte le livre des Psaumes où il mon Ira du doigt c«

verset : « L'homme qui aime le sany sera retranché au milieu de ses jours » muet reproche et prophétique menace -. Kssex cependant l'emporta encore une fois et la guerre fut continuée; mais sa faveur était sur son déclin et elle avait déjà reçu des atteintes profondes et rêvées. Aux grands dons qui élément dans les cours, Essex unissait les défauts qui précipitent, l'imprudence et l'orgueil : il étonna Elisabeth, il la charma par son impétueux courage, par sa fougue chevaleresque et sa brusque franchise, qui contrastaient d'une façon piquante,, aux yeux d'une reine sexagénaire» avec la prudence cauteleuse de ses ministres, avec l'astuce hypocrite de ses courtisans ; elle goûtait dans son favori cette humeur hautaine et bouillante qu'elle avait résolu de dompter, et lui cédait souvent par caprice ou par lassitude : Essex s'y trompa : il cru», malgré de prudents avis -, qu'elle était de ces Teinmes qu'on soumet par la résistance et la lutte, sous la pression d'une volonté supérieure ; mais Elisabeth ne relâchait les rênes par instants que pour les mieux resserrer plus tard. Sachant soumettre sa raison à la raison d'État, maîtresse d'ellemême en présence des grandes nécessités politiques, elle était en d'autres circonstances capricieuse et mobile, facile aux engouements comme à la haine et à la vengeance, portant a l'extrême l'orgueil du pouvoir, terrible dans sa colère, vraie tille d'Henri VIII, et prête à sacrifier l'idole de la veille à un soupçon jaloux, au ressentiment de son autorité bravée ou méconnue. Kssex l'oublia 3: ses

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