‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 149 sur 171 · LIVRE IV. CIIUMTIIK III · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CIIUMTIIK III

l'activité générale des esprits ainsi que par l'exemple d'une cour brillante, prit de grands développements en Angleterre, à la lin du x\V siècle; les étrangers proscrits des divers états du continent par les persécutions religieuses, et surtout les réfugies des provinces belges et de l'Espagne, transportèrent alors en grand nombre leur industrie en Angleterre, comme le tirent les protestants français dans le siècle suivant : ils y furent généreusement accueillis, mais ils y excitèrent bientôt une grande jalousie par la supériorité de leurs produits, et les plaintes à ce sujet retentirent fréquemment dans les débats parlementaires du règne BtiiMtni*.' Une grande amélioration devint bientôt sensible dans la construction des châteaux et des maisons particulières. L'Espagne était, sur ce point, à l'avènement d'Elisabeth, très-supérieure à l'Angleterre, et les historiens font men tion de l'étonnement des Espagnols, sous Henri VIII et sous la reine Marie, à la vue des villes anglaises, dont les maisons, bâties pour la» plupart en bois, doublé d'une couche d'argile, n'étaient couvertes qu'en chaume, et un grand nombre ne recevaient la lumière qu'à travers de simples jalousies. Sous Elisabeth, l'usage se répandit de bâtir en briques et d'éclairer les maisons avec de» carreaux de verre : mais rien ne contribua davantage au luxe des bâtiments que celui de la cour d'Elisabeth. Il y

I. Dans la session parlementaire de 1593, une discussion Ires-curirast s'engagea uu sujet d'un Itill qui refusait iu\ étrangers le droit de vendit en détail leurs produits : l'ctposc de* motifs fut fait partir Franris Moore qui plus tard, dans le parlement de 1 60 1 , éleva la vois contre les monopoles ; il constate la supériorité des produits manufactures par les étrangers sur 1rs produits anglais. Celte discussion se trouve dans le Joarmat de» pttUmtuti d Êli$abetk, par d'Eues, p. 505 et suiv.

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eut comme une émulation de magnificence parmi les grands que la reine "visitait dans leurs demeures rt ils s'appliquèrent à rendre celles-ci dignes de l'honneur très-onéreux qu'ils recevaient de la présence de leur souveraine. Les gentilshommes des comtés commencèrent aussi, à celte époque, à visiter la capitale où ils puisaient l'idée de nouveaux progrès : un recueil du temps nous a conservé l'injonction qui fut faite à quelques-uns de quitter Londres et de retourner chez eux pour y exercer l'hospitalité antique L'ameublement Ameobicmenu général devint en même temps plus riche et plus commode, et des tapisseries de haute-lisse, sur lesquelles étaient représentés des sujets variés empruntés en grand nombre à la mythologie, décoraient les murs. On y lisait aussi des sentences morales pour l'instruction des maîtres et des serviteurs *. Les meubles des appartements étaient auparavant très-lourds, très-massifs et en bois uni : Elisabeth introduisit dans ses palais des meubles garnis de bourre et doublés d'étoffes précieuses. Vers la fin du règne on fil usage du linge de table et la plus grande magnificence fut déployée par les riches dans leur vaisselle et leur argenterie.

Les mœurs étaient encore très-hospilalieres, les seigneurs tenaient table ouverte dans leurs châteaux et quoique les statuts d'Henri VU aient interdit la clientèle

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