Chronique d'Urtiuhed, v, t
Kl ISA lii; III.
turc des autres nations européennes, celles de l'Espagne, »le la France et de l'Italie dont les produclions étaient avidement recherchées, et quelques érudits se tirent alors un nom par leur zèle, pour découvrir et accumuler les trésors de l'intelligence; enfin parmi les noms qui arrivèrent alors à la célébrité, l'Angleterre honore encore ceux de sir Robert Colton et de sir Thomas Bodley, bibliomanes laineux dont les collections sont une des richesses du
Muséum britannique.
« Les écrivains de cet âge, dit Hazlilt, conservèrent presque tous leur caractère et leur physionomie personnelle: ils ne cherchaient point hors d'eux ce qu'ils devaient être : leurs œuvres sont remarquables par la force du langage plus que par l'esprit d'imitation ou les raffinements de l'art; ils s'inspiraient de la nature et la trouvaient en eux-mêmes L'Angleterre fit aussi très-peu d'emprunts, sous ce règne, aux littératures étrangères du continent, par l'effet naturel de la guerre soutenue contre les puissances catholiques, contre Kome, la ligue et l'Espagne : elle étudia curieusement ces littératures mais ne les imita point 2. La réformation est au nombre des grandes causes qui contribuèrent, a cette époque, avec l'invention de l'imprimerie, à féconder les intelligences : ce fut elle qui, en brisant les anciennes formes dans lesquelles l'esprit était retenu captif depuis des siècles, donna une secousse puis-