‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 28 sur 171 · I. b-frvioSaiitl-Kniti · texte numérisé non relu

I. b-frvioSaiitl-Kniti

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Fiant*.

royaume, et s autorisant de son nom , il vint avec soixante mille hommes mettre le siège devant Paris, dont une des portes lui fut ouverte. Maîtres de la capitale, les Bourguignons s'y livrèrent à d'affreuses vengeances, déchaînèrent la populace contre les Armagnacs, s'alliant pour les égorger à la puissante corporation des bouchers et les massacrant par milliers dans les prisons et dans leurs demeures, sans distinction de rang, d'âge ou de sexe. Le connétable fut envelop|>é dans ce massacre et les égorgeurs assouvirent leur rage sur ses restes mutilés. Le jeune dauphin, Charles, seul et dernier survivant des 111s du roi *, fut préservé de la mort par le dévouement d'un de ses officiers, Tanneguy du Cbàtel, qui l'enleva de son lit en l'enveloppant de ses draps et le mit en sûreté. La reine Isabeau fit son entrée triomphale dans la ville souillée de tant d'horreurs et, maîtresse de la personne du vieux roi insensé, elle prit en main l'autorité souveraine. La faction opposée d'Orléans conduisit le dauphin à Poitiers, le reconnut régent et créa une administration rivale. Il y eut ainsi en France, au milieu des calamités de la guerre étrangère, deux gouvernements distincts, plus hostiles l'un à l'autre qu'à l'ennemi qui envahissait le royaume, et avec lequel ils traitaient tous deux, achetant à l'envi son concours par des concessions désastreuses.

Henri V alors poursuivait en France le cours de ses succès; il avait repassé la mer et ramené d'Angleterre une armée florissante, avec laquelle il envahit la Normandie, faisant valoir sur cette belle et riche province'

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