‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 31 sur 171 · IH · texte numérisé non relu

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gracieux pour elles, et leur Ut cette grande concession qu'aucun statut à l'avenir ne serait valable, s'il netail revêtu de leur consentement. Il leur permit aussi d'inlenenir dans la politique extérieure en soumettant à leur examen et à leur approbation un traité conclu au«c l'empereur Sigismond 1 et le traité de Troyes 2.

Cette époque vit terminer le long scandale du grand schisme d'Occident : Grégoire XII puis Innocent VII axaient succédé en Italie à Boniface IX. L'anti-pape I tn mit XIII (Pierre de Lune), successeur de Clément VI, vivait encore, lorsque les cardinaux des deux cours se réunirent d'un commun accord et convoquèrent en 1109, le concile de Pise, qui déposa Grégoire et Benoit, en proclamant Alexandre V. Il y eut alors trois papes au lieu de deux. Alexandre mourut et fut remplacé par Jean XXIII. Enfui l'empereur Sigismond convoqua, en 1414, le fameux concile de Constance, où assistèrent a\ec lui plusieurs princes de l'empire, vingt-sept ambassadeurs de souverains et un grand nombre de prélats et de docteurs. La supériorité des conciles sur les papes y fut établie par un décret formel. Jean XXIII, conxaincu de crimes énormes, fut déposé; et le concile, en choisissant Martin V pour lui succéder, le considéra *'««*■*•■. seul comme pape légitime. Grégoire Xll avait abdiqué, l'opiniâtre Benoît XIII lutta jusqu'à la mort, retranché «•n Espagne dans la forteresse de Peniscola.

Le concile de Constance essaya de réparer le tort immense que le schisme axait fait à la religion calho-

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lique et au principe d'autorité dans l'Eglise; mais l'eiprit de doute et d'examen commençait à percer en Angleterre, où les disciples de Wycleff se multipliaient malgré la rigueur des persécutions, et en Allemagne où Jean Hus et Jérôme de Prague avaient causé un schisme en prêchant l'appel aux Ecritures et la communion sous les deux espèces. Le concile de Constance les lit périr dans les flammes; il crut, comme ceux qui, en Angleterre avaient hrùlé oldcasile, étouffer les hérésies par les supplices; il se trompait : les principes auxquels adhèrent les hommes et qu'ils proclament comme l'expression de la vérité ne meurent pas avec eux. La violence, la trahison, le fanatisme n'engendrent qu'indignation, haine et révolte. Bientôt la guerre des Hussites éclata et fut le signe précurseur de l'incendie qui, dans le siècle suivant, devait changer la face du monde chrétien.

HENRI Vf.

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