‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 44 sur 171 · Déposition de Thibaut d'Armagnar, duc de Termes · texte numérisé non relu

Déposition de Thibaut d'Armagnar, duc de Termes

4. Voyant un Fiançais frapper avec force un prUomticr qui tomba mourant h ses pieds, Jeanne d'Arc indignée descendit «le cheval, courut au secour, de l'Anglais, le souleva dans tes bras et soutint sa léle : elle lui prodigua de tendres consolations cl (il appeler un confesseur. (Déposition de Louis deOmcs )

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cour à Gien : là, elle le conjura tîe nouveau de marcher hardiment et sans plus tarder vers Reims, de s'y faire sacrer et de prendre ainsi solennellement possession de son royaume. Jeanne, malgré ses exploits, ou plutôt même à cause de ses victoires, avait beaucoup de contradicteurs, surtout parmi les chefs jaloux de sa gloire. Le conseil qu'elle donnait au roi était, au point de vue purement humain, d'une grande témérité : il fallait traverser quatre-vingts lieues d'un territoire occupé par l'ennemi, et prendre ou laisser derrière soi plusieurs grandes villes en la puissance des Anglais. Charles VII comprit cependant, sous l'impression des merveilleux exploits de cette jeune fille des champs, que ses avis pouvaient être d'un ordre supérieur aux opinions hu- ^îv,^, maines, et il fut décidé qu'on suivrait son étendard. Le nBUr

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roi donc, Jeanne d'Arc, ses capitaines et toute son armée se mirent en marche à la fin du mois de juin, et se dirigèrent sur Reims.

Tandis que la confiance revenait ainsi avec la fortune comme par miracle aux Français, le découragement et la terreur s'emparaient des Anglais, qui persistaient à attribuer leurs revers aux enchantements des puissances infernales 1 ; Bedford demanda de nouvelles armées

4 . Vo>« a ce tujel la lellrc écrite peu de temps après les premiers succès de Jeanne d'Arc, par le régent Eedfort au jeune roi. a Toutes choses, disait-il, prospéraient ici pour nous jusqu'an temps du siège d'Orléans, entrepris Dieu Mit par quels conseils. Après la mort de mon cousin deSali»bury, que Dieu ablette, et qui est tombé, ce semble, par la maiu de Dieu, vos troupes, qui étaient en grand nombre a ce siège, ont reçu un terrible écbec. Cela est arrivé en partie, comme nous nous le persuadons, par la confiance que les ennemis ont eue en une femme née du limon de l'enfer et disciple de Satan, qu'ils appellent la Pucellc, laquelle s'est servie d'enchantements et de sortilèges. Celle défaite a

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