‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 57 sur 171 · I. Huilions d« témoin · texte numérisé non relu

I. Huilions d« témoin

entrer ce prélat qui avait été pour elle si impitoyable, elle lui dit cette parole qui a marqué son nom à travers les siècles d'un sceau ineffaçable : « Evêque, je meurs par vous!... c'est pourquoi j'appelle de vous devant Dieu. » Jetant ensuite sur la ville témoin de son martyre un douloureux regard : « Rouen, Rouen, dit-elle, mourrai-je donc ici ? Ah ! j'ai bien peur que tu n'aies à souffrir de ma mort 1» 'A la vue de l'appareil horrible, des bourreaux, des soldats féroces, du peuple ému et «•pouvante, la terreur de la mort, d'une mort affreuse, la saisit; elle éclate, non en lâches supplications, en abjurations déshonorantes, mais en larmes, en sanglote et en cris déchirants; et pourtant, à travers son effroi et ses larmes, sa foi, sa charité, son généreux patriotisme ne se démentent pas jusqu'à la fin. Vêtue de la longue robe de deuil qu'elle a demandée à ses juges , seule faveur quelle en ait obtenue, voyant devant elle le bûcher, à ses côtés le bourreau et son char funèbre, elle n'oublie ni son roi ni la France pour qui elle meurt; elle prie pour eux, elle demande les prières de tous les assistants, elle pardonne à ses ennemis. Sa jeunesse, ses larmes, sa terreur, les |mroles si chrétiennes et si saintes qui s'échappent de ses lèvres, arrachent des pleurs même des yeux anglais , et remplissent de terreur l'âme des juges. Le trouble, le saisissement causés par cet affreux spectacle sont tels, que le jugement civil n'est pas même prononcé. « Mène-la, mène-la, » dit le bailli effravé à l'exécuteur; les soldats l'entraînent et rattachent au poteau : l'infâme mitre de l'inquisition 1

\. Celte milreporliitécrifsengroscaricièrcs le» mois suivanU : nf.nÈTIQUK,

netAPSR, APOSTATft, IDOLASTBK.

est posée sur sa tête, la flamme brille: «Jésus! • sécrie-l-clle, et elle presse une croix de bois sur son cœur, cl elle demande avec instances le crucifix qu'on lui apporte de l'église voisine : elle baise avec ardeur cette image du Juste immolé par des méchants, de l'homme- Dieu mort |>our le salut du monde; elle invoque son nom, elle invoque tous les anges du paradis, où ses saintes ont promis de la conduire : peut-être alors comprend-elle enfin le vrai sens de leurs paroles prophétiques : « Jeanne , Jeanne, prends tout en gré, disaient les voix, et n'aie souci de ton martyre, tu seras délivrée par grant victoire. » Cette victoire, c'est le dernier combat qui brise ses fers et lui ouvre le ciel: «Jésus!» s ecrie-t-elle encore au milieu des flammes : puis sa tète s'incline, et elle exhale son âme innocente et son dernier soupir.

Plusieurs assistants qui fondaient en larmes déclarèrent n'en avoir jamais répandu pour aucune chose qui leur fût advenue à eux-mêmes; beaucoup s'enfuirent éperdus avant la fin de cette horrible scène : Car, disaient-ils, une bonne et sainte fille expirait sur le bûcher; d'autres, au moment où elle rendit l'esprit, crurent voir une blanche colombe s'envoler du milieu des flammes; le bourreau lui-même épouvanté confessa à uu témoin oculaire qui en déposa plus tard, qu'il craignait de n'obtenir jamais ni pardon ni indulgence de Dieu, pour ce qu'il avait fait à cette sainte femme. Ses ennemis la poursuivirent au delà même de la mort, ils refusèrent une sépulture à ses restes, et par Tordre de Beaufort, du grand cardinal d'Angleterre, les cendres de la victime furent jetées dans la Seine. 11 crut faire

disparaître avec elle l'objet d'un culte pour ses admirateurs, d'une réprobation éloquente pour ses ennemis: puérile et impuissante précaution ! la mémoire de Jeanne d'Arc était partout répandue avec sa renommée, et ses juges à leur tour se sentaient jugés.

Ainsi, le monde apprit encore une fois qu'en se dé- conMdéravouanl pour l'humanité, en exposant, en sacrifiant mur . ,,,Hn* .

* 7 1 ' 1 »ur la miMion

la servir sa liberté, son sang et sa vie, on n'obtient trop *«

Jeanne d'Arc.

souvent qu une recompense amere. Serait-ce donc afin que ce qu'il y a de plus sublime sur la terre, le dévouement désintéressé à une sainte cause, ne perde rien de son prix et de sa vertu? De grands exemples de cette nature sont de temps en temps nécessaires au monde, et il y a dans la mort injustement subie une force irrésistible, une puissance féconde, supérieure à toute autre, et seule capable de conquérir l'admiration enthousiaste de la postérité, de graver le souvenir des grandes choses accomplies d'une manière ineffaçable dans la mémoire des hommes. Cette vérité est à reconnaître surtout dans l'histoire de Jeanne d'Arc : son supplice, par l'horreur qu'il a soulevée, a répandu son nom autant que ses exploits : l'indigne jugement rendu contre elle par une cour ecclésiastique, a été soumis, vingt ans après, par un pape, à une révision solennelle : de toutes parts sont accourus des gens de toute profession, prélats, guerriers, docteurs, bourgeois, paysans, qui avaient connu l'héroïque pucelle et qui ont rendu à ses vertus, à ses faits et dits extraordinaires et inconcevables aux yeux de la seule raison, le plus éclatant témoignage. Des princes même qui l'avaient connue personnellement ont joint leurs voix à ces témoignages unanimes, II. 12

et toutes ces débitions, transmises jusqu'à nous de la manière la plus authentique, sont au nombre des documents les plus irrécusables et les plus curieux de l'histoire. Cette enquête solennelle, ordonnée par le chef de l'Eglise, a été suivie d'un nouveau jugement qui cassa le premier, rendit à la libératrice de la France l'hommage qui lui était dû, réhabilita sa mémoire et ordonna une cérémonie d'expiation dans la ville même témoin de son supplice.

Jetons maintenant un regard en arrière, embrassons dans son ensemble cet étonnant et si dramatique épisode de la vie et de la mort de Jeanne d'Arc, et sans prétendre expliquer ce qui, dans l'ordre des faits naturels et connus, n'est pas explicable, nous reconnaîtrons que jamais il ne s'est produit dans l'histoire de l'Europe un phénomène pins étonnant et dont la vérité soit mieux établie par les résultats ou continuée par des témoignages plus irrécusables et plus nombreux. Lue jeune fille des champs, sans instruction, sans aucun commerce avec le monde, se dit tout d'un coup appelée à commander dans les batailles, à chasser des ennemis jusque-là invincibles, et à sauver son pays. Introduite à la cour et dans les conseils des princes, eHe s'y montre supérieure aux plus grands, elle les captive, elle les subjugue, elle entraîne le roi lui-même : elle, qui n'avait eu jusque-là que des brebis à conduire, mène maintenant à la victoire hommes d'armes, chevaliers, vieux ca pi lai nés, et répand la terreur parmi les ennemis. Elle entreprend des choses qui semblent impossibles aux plus habiles comme aux plus hardis, et ces choses elle les accomplit. Elle n'obéit à aucun intérêt

humain : les seules lussions qu'elle écoute et qui l'entraînent sont une foi ardente, un dévouement enthousiaste à son pays et à son roi : il s'échappe d'elle une force secrète , une vertu rayonnante qui soumet les volontés et chasse des cœurs les mauvais désirs 1 : ses paroles et ses actes semblent, au dire de ceux qui l'approchent, supérieurs à l'humanité : elle se dit suscitée d'en haut pour accomplir ce qu'elle fait, et depuis l'humble bergère qui arrêta la fureur d'Attila, jamais on ne vit mieux que dans la mission de notre Jeanne d'Arc, de cette Geneviève militante du xv siècle, l'un des signes les moins trompeurs de l'intervention de la Providence dans les affaires humaines, savoir, la faiblesse des moyens comparés à la grandeur de l'œuvre.

Les pages que nous lui avons consacrées dépassent de beaucoup les proportions de ce livre : mais, après les orages récents qui ont bouleversé la France, on pardonnera à un Français de s'être arrêté sur un temps où son pays fut l'objet de l'intérêt tout spécial d'une Providence libératrice. Jamais, d'ailleurs, en laissant voir un cœur français, l'auteur d'une histoire d'Angleterre ne s'écartera moins de la justice et de la vérité qu'à cette époque, où la France repoussait une agression injuste, secouait un joug humiliant et combattait pour son indépendance et pour son honneur. Des temps vont venir pour l'Angleterre où l'historien n'aura plus h enregistrer qu'une longue série de revers et de scènes de deuil : jamais, dans ce siècle, les Anglais ne reprirent l'ascendant qu'ils avaient perdu devant Orléans ; Jeanne

i . Déposition de d'Aulou.

n'était plus, mais son esprit héroïque semblait encore animer les Français dans les combats, exalter leur courage et remplir les ennemis de confusion et d'épouvante. Si la France, au début de cette guerre, reçut d'eux de cruels affronts et des maux sans nombre, les maux de l'Angleterre, vers la fin de cette période sanglante, furent également inouïs, et, par le plus étonnant retour de la fortune, on vit se reproduire dans ce royaume, et avec des circonstances presque identiques , les mêmes calamités qui avaient désolé la France et qui l'avaient ouverte à sa rivale : on vit assis sur le trône un roi insensé et une reine ambitieuse, autour d'eux des princes avides et ennemis, une aristocratie divisée et mutilée, le sang versé à flots, la guerre civile et toutes ses fureurs. Tel est le tableau qui va se dérouler sous nos yeux, et si Jeanne d'Arc du haut de son bûcher eût entrevu cette longue série d'horreurs, elle eut cru la France trop vengée. Pour elle-même, l'heure de la rétribution et de la vengeance ne fut pas tardive : d'autres ont signalé avec un soin religieux à la postérité le sort funeste de ses bourreaux; pour nous, sans répéter ce qu'ont dit ceux qui ont vu un signe manifeste de la colère divine dans leur mort violente et prématurée, nous dirons que l'éternelle justice éclate et se manifeste, même ici- bas, plus fréquemment que les hommes ne pensent, et s'ils parcourent les sanglantes pages de l'histoire, ils reconnaîtront combien est souvent lourd à porter, |>our des nations entières, le sang répandu des martyrs, le sang des justes!

Troubles civils. — Expulsion des Anglais du continent. — Fin de la guerre de Cent ans avec la France. -Préliminaires de la guerre des deux Roses.

Rien n'arrêta l'élan que nous avons vu donné par Jeanne d'Arc, à la nation française, et d'autres causes concoururent encore à l'affranchissement de son territoire : la première, sans contredit, fut la rivalité des principaux conseillers de la couronne, rivalité commencée avec l'avènement du nouveau roi et qui se perpétua durant son règne. Une autre cause, très-puissante aussi, provint de la politique adoptée par la maison de Lan castre, à l'égard du clergé pour cimenter étroitement l'union de l'Église et de l'État : les prêtres devinrent tout-puissants dans les conseils de la couronne et quoiqu'on ait vu dans ce siècle, et beaucoup plus tard encore, des prélats et des cardinaux à la tête des armées, l'impulsion que les hommes d'Eglise donnaient aux affaires était en général moins belliqueuse que pacifique. On le vit en Angleterre : l'évèque Beaufort, devenu cardinal, eut à son retour de France, où il avait fait couronner le jeune Henri VI, la plus grande autorité dans le gouvernement : le trésor d'ailleurs était vide, la pénurie dans le royaume était extrême : l'Angleterre qui, sous un jeune conquérant, avait accordé volontairement d'abondants subsides pour entretenir la victoire, se lassait d'en fournir de plus grands pour ne recueillir plus que des défaites. Le cardinal inclinait donc avec raison pour des arrangements que la situation du royaume rendait dési-

Pai, rables et que la défection du duc de Bourgogne rendit dcîurT mentot nécessaires. Ce prince, en décembre 1435, lit une

ciwrie^vii paix séparée avec Charles, par le traité d'Arras : il fut de exempté de tout vassclage durant sa vie : le roi lui céda

Hourgogne. je comtê d'Auxerre et plusieurs places, et lui donna des ( 1 435) sûretés contre le ressentiment de l'Angleterre.

Peu de mois après la réconciliation de Philippe le Bon avec Charles VII, Paris capitula et fut rendu au roi de France, après avoir appartenu dix-sept ans aux Anglais. Le régent Bedfort n'existait plus à cette époque; il était mort au milieu des négociations du traité d'Arras. Personne, mieux que lui, n'aurait pu rétablir en France, par sa capacité personnelle, la fortune de l'Angleterre : de nombreuses disgrâces cependant, qu'il n'était pas en son pouvoir de prévenir, avaient marqué ses dernières années, et le duc d'York, son successeur, quoique également habile, ne fut pas plus heureux. Ce prince, si fameux depuis dans les guerres civiles de l'Angleterre, était fils de ce Richard, comte de Cambridge, décapité à Sont ha m pion, sous Henri V, et il réunissait en sa personne, après l'extinction des Mortimer, tous les droits héréditaires de la maison de Clarence : il n'avait point encore à cette époque, donné d'ombrage aux princes de la maison de Lancastre, et le cardinal de Beaufort, en faisant tomber sur lui le choix du conseil pour un |»oste aussi important, crut peut-être faire un acte politique et se ménager un puissant appui contre son rival Glocester qui, après Bedford, était l'héritier présomptif de la couronne d'Angleterre.

Charles VII offrit alors de traiter en cédant aux Anglais la Normandie et la Guyenne comme fiefs de la cou-

HEMU VI. 1H3

ronnc; niais, quoique le conseil qui, sur six membres en comptait quatre appartenant à l'Eglise, fût par luimême enclin à accepter cette proposition, l'orgueil national avait été exalté à un tel point sous le dernier règne, que le conseil de Henri VI n'osa accepter, aux yeux de l'Angleterre, la responsabilité d'une renonciation à la couronne de France. L'offre de Charles Vil fut donc refusée ; mais le moment était venu où les résolutions hardies tournaient à mal pour l'Angleterre comme les conseils de la peur, et en refusant de se contenter d'une partie de ses conquêtes, elle les perdit toutes. Pour soutenir une résolution si op|>osée à la paix, il aurait fallu redoubler d'énergie pour la guerre, le contraire eut lieu : le parti du cardinal devint tout à fait dominant dans le conseil, et essaya sa puissance par des actes de plus en plus violents contre le duc de Glocester, l'héritier présomptif Celui-ci désirait pousser la guerre avec vigueur, et tandis que Beaufort proposait de rendre conditionnelleinent la liberté au duc d'Orléans, depuis vingt-cinq ans prisonnier en Angleterre, et qui s'engageait à insister auprès de son parent Charles Vil pour une paix équitable, Glocester s'opposait vivement à ce que le prince captif fût mis en liberté, et ne voulait qu'une paix acquise l>ar des victoires. Le duc fut néanmoins élargi; il revît son pays et la cour à laquelle vingt-cinq années d'absence l'avaient rendu presque étranger, et où il n'exerça aucune influence appréciable. . \ • ,

(îlocester eut bientôt un sanglant affront à dévorer. Après la rupture de son mariage avec Jacqueline de Hainaut, il avait épousé Eléonore Cobham, femme d'un rang inférieur et jadis sa maîtresse : ses ennemis accu-

Ritalilé

de Reauforl

et

tle (iluccstrr,

senienco sèrent Eléonore d'avoir attente à la personne du roi par d'EiLnorc des sortilèges, et la firent condamner à faire amende

JjjJJjJ; honorable pour ce fait, à Saint-Paul et dans les prinde Gioccsicr. cipales églises de la cité. On vit ainsi la tante du roi,

(1440) la femme de l'héritier présomptif, traverser les principaux quartiers de la capitale, pieds nus et un cierge à la main, escortée des corps de métiers, des shérifs et du lord-maire : elle disparut ensuite de l'histoire, jetée dans les sauvages déserts de l'île de Man ou ensevelie sous les sombres murs du château de Keoitworth.

MtruR« la fortune de Glocester reçut le dernier coup d'un * grand événement qui eut, pour l'Angleterre même, les

JïîSofu"- C0nsé(iucnces les plus fatales : ce fut le mariage du

(lus) Jeune Hem'i avec Marguerite, fille de Réné, comte de Provence, duc d'Anjou et du Maine, roi titulaire de Chypre, de Sicile et de Jérusalem, princesse française fatale au royaume par les grandes qualités qu'elle déploya dans ses revers, autant que par son ambition insatiable, et dont une célébrité malheureuse a rendu le nom inséparable de la plus sombre époque de l'histoire d'Angleterre. Le Maine et l'Anjou furent rendus au roi Réné , père de Marguerite, à l'occasion de ce mariage, qui eut pour négociateur William de la Pôle, comte et ensuite duc de Sutlolk, célèbre dans les guerres du continent. Il obtint bientôt un crédit absolu sur la femme qu'il avait élevée au trône , dirigea l'administration du royaume et fut le plus redoutable des ennemis de Glocester, adversaire de celte alliance, et qui voyait une trahison dans l'abandon volontaire à un prince français du Maine et de l'Anjou, clefs de la Bretagne al de la Normandie.

La détresse financière, les exactions de la cour, jointes aux défaites des armées et à l'abandon des conquêtes de Henri V, entretenaient un profond mécontentement dans la nation : le duc de Glocestcr, par son opposition au parti dirigeant, par sa politique guerrière, par les affronts mêmes qu'il avait subis pour la cause de l'iionneur national , était devenu l'homme le plus populaire du royaume : sa popularité redoublait la baine de Suffolk, qui voyait en elle un danger [K>ur lui-même : il lui en fit bientôt un crime et la perte de Glocester fut résolue. I n parlement fut convoqué à Edmundsbury; là Gloces- Arre«ia«ion ter fut arrêté, au nom du roi son neveu, pour crime e\uTJc de trahison; deux jours après, il fut trouvé mort dans deG,oces,er sa prison : son corps fut exposé en public comme Ta- (,4*7) vaient été ceux des rois Edouard II et Richard II, assassinés l'un et l'autre, et ne présentait non plus que ceuxci aucune trace de mort violente. La responsabilité de ce meurtre éclatant, et itour lequel on ne fit aucune enquête légale, retomba toute sur la reine et sur le cardinal de Beaufort, sans l'aveu desquels on ne pensait point que Sutlblk eût osé l'ordonner. Après avoir frappé l'héritier présomptif du trône, il fallait établir qu'il avait mérité son sort : cinq de ses officiers furent saisis comme ses complices, mis en jugement et condamnés au supplice des traîtres, sans que l'histoire eût enregistré aucune preuve de leur trahison. Le roi leur fit grâce : Sutlblk lut leur pardon sur l'échafaud et lorsque déjà une partie de la cruelle sentence avait reçu son exécution !.

I. Fabian. — Liuganl , en «'appuyant sur Wctlianutede , iucline à croire que la mort «tu duc fut naturelle. Celte suppotitiou est rcjdec par presque tous les Luterkat de l'époque.

Page 1