‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 68 sur 171 · I. Commiiir · texte numérisé non relu

I. Commiiir

KDOCARD V.

Edouard V et Richard 11!. — Fin de la dynastie des Plantacenet*.

Edouanl IV laissa deux fils encore enfants et cinq tilles |>our lesquelles il négocia avec les souverains du continent de grandes alliances dont il ne vit aucune s'accomplir. Edouard , l'aîné de ses fils et son successeur, n'avait que douze ans; le plus jeune, Richard, duc d'York, entrait dans sa neuvième année , et les orages qui agitèrent le nouveau règne dès son début présagèrent l'épouvantable catastrophe qui en précipita la fin.

Deux factions se disputaient le pouvoir : la première, Fanion* celle de la cour, réunissait des nommes nouveaux, pa- f,,l,,,l,,w rents ou amis de la reine Elisabeth Woodville, veuve d'Edouard IV, au premier rang desquels étaient le comte Rivers, son frère, et les deux fils qu'elle avait eus de son premier mariage, le marquis de Dorset et lord firey. Le second parti , formé par l'ancienne noblesse, comptait les hommes puissants, jaloux des Woodvilles, parents du roi, ou anciens partisans de la maison d'York; on y voyait les lords Hastings, Stanley et Howard, et à leur tète Richard, duc de Glocester, frère du roi, et Henri, duc de Buckingham, descendant de Thomas Woodslock, sixième fils d'Edouard Dl.

Glocester était absent au moment de la mort du roi son frère , et commandait dans les comtés du nord une armée réunie pour la campagne d'Ecosse. Le parli de la reine était hors d'état de contrebalancer l'autorité

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que donnaient à ce prince sa naissance, ses talents et son audace. Aucun obstacle, aucun scrupule ne l'arrêtait : sa personne, dit Hume, était aussi difforme que son âme, sa taille était petite et contrefaite, ses traits durs et repoussants , et son caractère offrait un hideux mélange d'insolente hardiesse et de ruse, d'am- Glomier bition basse et ardente et de cruauté. Il hâta 3011 retour ptoucicur. ^ premier bruit de la mort du roi, et prenant le titre (**83) (je |)rotecteur du royaume, il s'appuya d'abord, pour perdre les Woodvilles, sur les seigneurs a qui leur crédit faisait ombrage. Ceux-ci, de concert avec lui, feignirent de se réconcilier avec la reine cl ses proches, et trompé par d£ fausses apparences, lord Rivers, oncle et tuteur d'Edouard V, vint lui-même à Stoney Stratford, avec lord Grey, son neveu, livrer son royal pupille à lord Haslings et à Buckingham.

Armution Glocester approchait : il entra le lendemain, dans

les

ior«u Hiver* la ville qu'il remplit de soldats, et arrêtant aussitôt et Grey. jes jor(jg Rjvers ct Grey, il les dénonça au jeune roi

comme fauteurs de complots dangereux, et les fit enfermer tous deux au château de Ponlefract 1 : puis Gloccster et Ruckingham entourant Edouard, malgré ses larmes, de nouveaux serviteurs, leurs créatures, le conduisirent à Londres. Saisie d'épouvante à leur approche, la reine s'enfuit promptement de son palais, durant la nuit, avec ses femmes et le duc d'York, son plus jeune fils, et se réfugia dans l'abbaye de Westminster, où elle avait été respectée jadis par Warwick, son plus grand ennemi. Richard, comme protecteur

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