‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 8 sur 171 · Fromurd, Ckr6»iqwi, cCCLï-CCCf.XlX · texte numérisé non relu

Fromurd, Ckr6»iqwi, cCCLï-CCCf.XlX

de soldats : à côté de lui marchait le prince Noir; Edouard, assis sur son trône, entouré des prélats et de sa cour, attendait le cortège à Westminster : à l'arrivée du roi vaincu, il se leva, l'embrassa et le conduisit au palais de Savoie. Edouard III était alors à l'apogée de sa puissance et de sa gloire : ses armées avaient été victorieuses au nord et au midi, et il tenait captifs ses deux ennemis les plus redoutables , le roi d'Ecosse, au château d'Odiham, et le roi de France, à Londres. Parvenu à ce faîte, il se montra par sa modération supérieur encore à sa fortune. Fatigué d'une lutte interminable en Ecosse, il abandonna ses projets sur ce pays pauvre et ruiné, mais inépuisable en patriotisme et en courage. Il rendit la liberté au roi David II , son prisonnier, moyennant une rançon de cent mille marcs, et les deux Etats limitrophes, que la nature et leur intérêt appelaient à vivre sous les mêmes lois, demeurèrent de nouveau séparés durant des siècles. Edouard fut plus exigeant avec le roi de France, pas autant néanmoins qu'il aurait pu l'être, à cette hauteur où la victoire lavait élevé; il borna ses demandes à la possession en toute souveraineté de la moitié des provinces qu'avaient possédées ses ancêtres, renonçant à toute prétention sur le reste; mais trois millions d'écus d'or qu'il demanda en outre pour la rançon du roi étaient une trop lourde charge pour un pays depuis si longtemps épuisé par la guerre. Le dauphin et les Etats de France rejetèrent ces conditions, et ce refus fut suivi d'une nouvelle invasion des Anglais qui pénétrèrent encore une fois jusqu'au centre du royaume.

La désolation de la France était au comble. Les

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iksuiaiinn débris de l'armée, dispersés à la suite de la bataillr u plonce. de P°mers> avaient inondé et dévasté les campagnes;

Paris s'était soulevé contre le dauphin; Marcel, prévôt des marchands, y régnait; le roi de Navarre, enfin, dégagé de ses fers, avait repris les armes; l'agriculture, le commerce étaient anéantis; au milieu de tous ces maux, un fléau plus terrible remplit une partie lA Jacfluer,e- ia France d épouvante et d'horreur : le peuple des campagnes, abandonné par la bourgeoisie, pillé par les soldats, écrasé par les seigneurs de taies destinées à payer leur rançon aux Anglais, se souleva en masse. L'instinct de la haine commune unit ces bandes indisciplinées, qui se précipitent comme un torrent dévastateur, sur les châteaux, les brûlent et menacent leurs habitants sans distinction d'âge ou de sexe : ce soulèvement reçut le nom de Jacquerie; bientôt la noblesse le réprima et des milliers de paysans furent massacrés. Au milieu de ces désastres, le roi d'Angleterre avait envahi la France avec cent mille hommes. Il JJjJJjJJj ravagea la Picardie, la Champagne, la Bourgogne, prit et de. AngUi». pilla plusieurs places et revint, mettre le siège devant (1339) Paris. Le patriotisme français avait enfanté une nouvelle armée; mais, instruit par d'éclatants revers, le dauphin se tint sur la défensive. Edouard ne put l'obliger à livrer bataille, et, menacé lui-même par la disette, il leva le siège, s'éloigna de la capitale et répandit son armée dans de Bretigny. le Maine ct dans la Beauce ». Sa retraite fut suivie du célèbre traité de Bretigny, qui régla entin le sort de la

France et du roi prisonnier ; ses principaux articles

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