Lord Campbell, Vie du cardinal Wolsey
2. Cette insurrection, occasionnée par une demande escessivr, » étécilée, de ims jours, comme une preuve de l'attachement du peuple anglais « la constitution, et de sa fermeté a maintenir dans le royaume le régime légal sous le plus délfMable des tvran». (Voyez les considérations de sir Henry liai Lin, ttitl. const. d'Angltt., c. I.) Il c»l a piésumer cependant, pour quicuuque c-nnall le régime de terreur qui prévalut >ous Henri VIH , et les fréquentes violation» des formes légales dont ce prince s'était déjà impunément rendu coupable, que si la laie eût été modérée, clic eût été payée, et ce soulèvement populaire prouve seulement qu'il y a, dans le mépris des lois et dans l'oppression d'un peuple, un degré qu'il «I daugeretu de fourbir.
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Léou X, il avait convoité la tiare que Charles V lit décerner à sou précepteur Adrien : celui-ci étant mort trois ans plus tard, Wolscy fit de nouveaux efforts pour arriver à cet honneur suprême, mais il succomba dan» sa poursuite, et Clément VII fut élu. Ce fut là le premier échec de ce cardinal insatiable et superbe dont la chute se fit attendre encore deux années : elle se rattache à la révolution qui préoccupait alors tous les esprits., et qui fat l'émancipation de la pensée humaine dont le pouvoir spirituel avait jusque-là contenu l'essor.
L'Eglise catholique était la seule autorité généralement Réïo|Uijon
reconnue qui eût survécu à la chute de l'empire romain : ™l,c««<*-
seule elle avait pu dompter les barbares et lutter eflica- M ÎM cernent contre l'effrovable anarchie de cette époque, par dc
r ^ ' 1 réformai iou.
d'admirables principes d'ordre et de vertu chrétienne et par le mérite d'une grande partie des membres de son clergé; elle seule aussi conserva une force d'organisation sociale au milieu du bouleversement universel, et fonda, comme nous l'avons vu, les gouvernements du moyen âge, en s'attribuant une autorité absolue sur la raison humaine, dans un terni» ou *e monde était plongé dans d'épaisses ténèbres et où les hommes ne reconnaissaient entre eux d'autre droit que celui de la force brutale. C'est ainsi que l'Eglise romaine remplit une double et sainte mission, qui était de constituer la société moderne sur une base chrétienne, et de lui donner le lien d'une foi commune assez fort pour que l'Europe refwussAt le flot de l'invasion musulmane, destructeur du christianisme en Asie. Lorsque ce double but fut atteint et que l'Eglise eut dirigé la réaction des croi-
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sades, des causes nombreuses minèrent chaque jouison autorité, tandis qu'à côté d'elle grandissait une puissance rivale. Les disputes théologiques, soulevées par le grand schisme d'Occident, provoquèrent parmi les fidèles les progrès de l'esprit d'examen , et le concile de Constance, en reconnaissant aux conciles généraux le pouvoir de déposer les papes, porta une atteinte profonde à la foi qu'avait eue jusqu'alors le monde catholique en l'infaillibilité du siège de Rome. Déjà le clergé lui-même n'était plus respecté comme l'unique dispensateur des lumières : la chute de Constantinople avait dispersé les écrits de l'antiquité dans toute l'Europe; les expéditions d'Italie venaient d'initier les Français, les Allemands et les Espagnols, à une civilisation plus avancée, à la connaissance des chefsd'œuvre de Raphaël et de Michel- Ange, et des trésors d'une littérature créée par Boccace, le Dante et Pétrarque, et qu'avaient récemment enrichie Machiavel et l'Arioste : l'admiration excitée par la littérature ancienne et par celle de l'Italie, inspira le goût des études philologiques; l'imprimerie enfin, nouvellement inventée, seconda puissamment les travaux d'investigation, de recherche et d'examen, et répandit avec une rapidité inouïe les opinions nouvelles. On vit, à cette époque, et presque sans interruption, le trône de Rome occupé par une suite de pontifes dont l'esprit était le moins conforme à celui du christianisme. Après Alexandre VI parut Jules II, pape guerrier, dont l'orgueil ambitieux versa des flots de sang : le magnifique et frivole Léon X, vint ensuite et ajouta aux afflictions de l'Eglise. Cependant, de hardis réformateurs, Wiclifle en
Angleterre , Jean Huss et Jérôme de Prague en Allemagne, avaient reproduit les principales doctrines des Vaudois, et l'horreur excitée par le bûcher de Jean Huss, préparaît la voie à des réformateurs nouveaux, lorsque commença l'odieux trafic des indulgences. La construction des magnifiques monuments de Léon X, et surtout de l'église de Saint- Pierre, à Rome, exigeait des sommes immenses : le pa|>e pour les obtenir vendit les indulgences de l'Eglise aux fidèles 1 ; des moines parcoururent l'Europe et en trafiquèrent
I. Ce» indulgence», dans la principe , n'étaient , oommo on l'a cru trop généralement, ni la rémission des p/mes du purgatoire encourues par les pécheurs après leur mm i, ni la permission pour les vivants de pécber moyennant un rachat pécuniaire :• elles n'étaient que la rémission do la pénitence canonique pour ceut qui avaient confessé leurs péchés avec contrition, c'est -a dire, l'exemption des peines temporelles, quelquefois liès-sevèrcs, infligées par l'Église aus pécheurs, peines qui souvent consistaient en aumônes ou en autres oeuvres de charité, et qu'il était permis a l'Église de convenir, soit en services irndus on en fatigues endurées pour sa cause, comme au temps de» croisades, soil en dons pécuuiaires pour ses besoins. En principe donc, et dans l'origine, les indulgences n'étaient strictement contraires ni a la morale, ni au droit, mai», dam la pratique et dans la suite des temps, leur octroi à prix d'argent dégénéra en abus Ires-dangereux cl fut accompagné d'effrayants scaudales. D'une part, les sommes obtenues parce moyen étaient trop souvent détournées de leur destination pour l'usage particulier de ceux qui autorisaient la prédication des indulgences ; leur veute, d'autre part, était confiée h des hommes grossiers et ignorants, qui mettaient leur amour-propre S grossir leur caisse tans l'inquiéter des moyens ; ils avaient recours Jans ce but aux arguments les plus odieux et les plus immoraux et ils montraient comme attachée aux indulgence, que l'Église offrait par leur entremise sut fidèles, non-seulement la rémission des peines canoniques ou temporelles pour tes péchés commis, mais eu outre la rémission des peines du purgatoire pour les péchés à venir (a). C'est contre des abus si énormes que Luther s'éleva.
(*) De inJul-jrnliit ne leqaebiBlar, ut arc idiote ferre po»iaat-.. Uacc opinor inofrrunt imnioin Lulheri, nt primuin soJerct -e qunrumdtui itilolrraL:li impo troti» opponm. (t'uu*. ff,H. md V/a. m«g. artkitt> CitatWa do docteur l.ioja if,
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jusque dans les cabarets et les lieux de débauche. Luther parut alors : cet homme fameux, moine de Tordre des Augustins, tonna contre ce coupable commerce, et tenta d'abord de réformer les abus de l'Eglise, ce qui fit donner le nom de réforme à la révolution qu'il opéra. Son accomplissement fut l'œuvre de deux siècles, et son origine date de l'époque où la grande féodalité expirait, et où le pouvoir monarchique atteignait le plus haut degré de sa force dans les grands états constitués au xve siècle.
Luther, eu qui la puissance intellectuelle s'alliait à un caractère violent et inflexible, aussi incapable de temporiser que de dissimuler, eut bientôt dépassé le but qu'il s'était d'abord proposé d'atteindre, et, en l'année 1320, une bulle de Léon X condamna quarante-cinq propositions extraites de ses écrits et le déclara lui-même hérétique obstiné, excommunié et livré à Satan pour la destruction de sa chair, s'il ne se rétractait dans l'espace de soixante jours. Par cette bulle enfin tous les princes séculiers étaient requis, sous peine de déchéance, d'arrêter Martin Luther, afin qu'il fût puni selon ses mérites. Mais celui qu'elle frappait fit, en la brûlant sur la place publique de Wittemherg, un acte d'audace inouï jusqu'alors : l'Europe en fut saisie de Wormi. d'élonnement et Charles Quint convoqua une diète à (1521) Worms, afin, disait-il, d'arrêter le progrès des opinions nouvelles et dangereuses pour la paix de l'Allemagne. Luther parut à cette diète avec un sauf-conduit de l'empereur et sous la protection plus efficace de l'Electeur de Saxe, Frédéric le Sage, et de cent chevaliers armés. Il défendit avec énergie ses doctrines dans
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lesquelles il attaquait surtout la confession auriculaire, l'intercession des saints, le dogme du purgatoire, celui de la transnbstantiatiou, le célibat des prêtres et l'autorité de L'Eglise. La diète lui permit de se retirer et aussitôt après elle le mit hors la loi. L'Electeur de Saxe le fit enlever par «les gens masqués et conduire dans la forteresse de Wartbourg, où il demeura enfermé neuf mois, ignoré de ses amis et de ses ennemis. C'est là qu'il commença sa traduction de la Bible et qu'il composa une multitude d'écrits empreints de son génie logique, fougueux, irascible, parfaitement propre, par sa trivialité même, à gouverner les esprits encore grossière de son siècle.
Cette grande révolution intellectuelle et religieuse eut pour principaux auteurs, en Allemagne, Luther et le savant Mélanclhon son disciple préféré, l'un des premiers restaurateurs des lettres; en Suisse, Ulrich Zwinglc et en France Jean Cahin, qui établit, en ir>54, à Genève, la religion réformée et le gouvernement démocratique. Elle donna lieu à des guerres qui durèrent nlus d'un siècle et se formula d'une manière diverse dans les confessions de foi des contrées où elle triompha. Les caractères les plus généraux de la réformation du x\T siècle furent, premièrement : la substitution de l'autorité des Écritures, cou- pr j"|Jul sidérées comme inspirées dans l'esprit et dans la lettre, 'tf»*""*»» à la tradition et à l'autorité de l'Eglise ; et en second lieu, xvr »i*cl*. la reconnaissance et la consécration du principe par lequel aucune vertu, aucune valeur réelle n'existe dans les actes extérieure, si ceux-ci n'ont leur source dans des intentions pures, dans une conscience éclairée de la lumière divine et pénétrée par-dessus tout de la foi en
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Jésus-Christ et dans les mérites expiatoires et induis de son sacrifice pour la justification des péclieurs. Ce principe auquel s'attacha Luther et qui devint le dogme célèhre de la justification par la foi, porta un grand coup à la croyance établie dans le mérite d'une foule de pratiques extérieures, recommandées et prescrites par le clergé romain, et il ébranla profondément l'Eglise catholique elle-même; il fut admis, au xvie siècle, comme base fondamentale dans les Eglises réformées et il fut l'un des traits les plus universels du protestantisme1.
Toutes ces Eglises rejetèrent d'un commun accord le dogme de la transubstanlialion dans le sacrement de l'Eucharistie, mais plusieurs réformateurs, à l'exemple de Luther, substituèrent à ce mystère celui de la con-
I. Le principe de la justification de la foi, entendu dans de certaines limites cl a*oc de sages réserves, comme la conséquence de celte vérité exprimée par Luther, que les hommes ne deviennent pas justes eu faisant certaines actions extérieurement bonnes, mais qu'il importe qu'ils soient d'abord justes dans le for intérieur, après quoi leurs actions deviendront vertueuses (a) ; oî principe, dis-je, ainsi compris, est incontestable et se concilie avec la raison et la plus saine morale. Mais ayant voulu eu déluire des conséquences extrêmes avec une rigueur logique, la plupart des réformateurs l'obscurcirent et arrivèrent à des conclusions fausses et même dangereuse», par lesquelles tous ceux que u'avail point éclairés la lumière de i'F.vangile, fureut considérés comme incapables d'aucune action tonne ou véritablement juste. Les vertus des plus grands hommes de l'antiquité lurent niées nu dédaignées et attribuées toutes à l'orgueil : la foi fut ainsi mise ouvertement au-dcs«us do la morale cl il y eut une tendance trèsprononcée dans la plupart des Eglises, à attribuer h l'adoption de certains formulaires ou aux confessions de foi une importance exagérée beaucoup plus grande qu'à la pratique des œuvres. Cette doctrine fut avidement accueillie et il en devait êlie ainsi, parce qu'il est toujours plus facile de croire ou de sa persuader que l'on croit, que de lutter contre ses penchants et de les vaincre. '
(») Eft$t. Utktr., ed Srotir. 0«t IStf». — Vnjrs Milorr, ton* IV.
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substantiation /d'autres, comme Ulrich Zwingle, ne \ ireut, dans le rite ancien et vénérable de la consécration du pain et du vin pour la communion des fidèles, qu'une simple commémoration de la mort de Jésus-Clirist.
Le dogme de l'élection ou de la prédestination absolue, qu'on trouve exposé dans quelques-uns des écrits des Pères, et en particulier dans ceux de saint Augustin, fut admis dans beaucoup d'Eglises au xvi" siècle, mais il fut rejeté, après la mort de Luther, par Mélancthon et par le grand corps de l'Eglise luthérienne. Ce dogme demeura, dans la suite, le caractère distinctif des sectateurs de Calvin. Ceux-ci adoptèrent pour leur Eglise, indistinctement connue dans la suite sous les noms d' Église réformée calviniste ou presbytérienne, une constitution démocratique, qui donnait à tous leurs ministres le même rang et le même pouvoir. Les luthériens, nommés chrétiens évangéliques ou de fa confession d'Augsbourg, d'après une confession de foi que Mélancthon remit à la diète de cette ville, conservèrent les évèques en limitant considérablement leur juridiction et leurs revenus. Tous les chrétiens qui, en s éloignant de l'Eglise de Home, adoptèrent les principes les plus généraux de la réformation, recurent, dans la suite, le nom de protestants , parce que les représentants de leurs diverses Eglises protestèrent en commun contre un édit intolérant d'une diète impériale tenue à Spire. C'est à tort que, de nos jours, au nombre des principes reconnus pour fondamentaux dans les Eglises protestantes, par les premiers réformateurs, on a compté celui du libre examen ou du droit pour chacun d'interpréter librement les Écritures selon les lumières du sens in-
dhiduel ou île la raison. Ce principe, quoique mis en pratique par les réformateurs du x\r siècle, ne fut ni avoué par eux comme le droit de tous, ni dogmatiquement formulé comme une des doctrines fondamentales des Eglises qu'ils fondèrent, et soit qu'ils ne se fussent pas bien rendu compte de l'instrument auquel eux-mêmes avaient eu recours, en se séparant de Home, soit qu'ils en redoutassent l'emploi en d'autres mains (pie dans les leurs, nul n'en transmit volontairement le libre usage comme un droit à ses disciples. Tous parurent convaincus, et il était difficile qu'il en fût autrement , qu'au delà des limites où ils s'étaient arrêtés, il n'y avait plus de vérités à découvrir. 11 y eut bientôt presque autant d'arbitres souverains delà doctrine que de chefs de secte et ceux-ci, sans toutefois prétendre à l'infaillibilité, s'arrogèrent sur les consciences et sur l'opinion d'autrui une autorité despotique, plus révoltante que les prétentions qu'ils avaient combattues dans l'Eglise romaine. Nul, plus que Henri VIII, ne donna l'exemple d'une si choquante inconséquence, lorsqu'il eut rompu avec Rome. Bien d'abord ne lit pressentir cette rupture et le temps était loin où le nouveau culte devait être appelé à devenir celui de l'Angleterre; et cependant, depuis un siècle et demi, les premières semences d'une grande réforme religieuse y avaient été jetées par Wyclifle, qui fut véritablement le précurseur de Luther. Une multitude de disciples de ce fameux hérésiarque peuplaient le royaume et un grand nombre avaient rendu témoignage de leur foi sur les bûchers; mais ils appartenaient en général aux classes inférieures de la nation, et. lorsque Henri MU monta
sur le trône, le catholicisme, quoique ébranlé par la licence des mœurs du clergé , autant que par la renaissance des lettres profanes et par la propagation beaucoup plus rapide des livres saints , avait conservé en apparence toute sa force et sa splendeur premières. Aucun prince même n'était, à cette époque, plus attaché que le roi d'Angleterre à la cour romaine : destiné à l'Eglise, du vivant de son frère aîné, par leur père Henri VU, qui toujours ménager de son argent et comme père et comme roi, avait voulu ouvrir dans la carrière ecclésiastique une voie à l'ambition de son second fils, sans qu'il lui en coûtât aucun sacrifice à lui-même, Henri VIII avait été initié de bonne heure aux connaissances théologiques ; il fit sa principale étude des ouvrages de saint Thomas d'Aquin, où il apprit l'art des subtilités scolastiques, si dangereux sous une plume royale, et il montrait un grand zèle pour les pratiques extérieures du culte ; il entendait quelquefois, dit un contemporain, jusqu'à cinq messes dans un jour: enfin il se rangea, dès l'origine, parmi les plus ardents adversaires de Luther et réfuta ses doctrines dans un traité dont il fit hommage au pape et qui lui valut en retour le titre de défenseur de la foi, qu'il transmit à ses successeurs, malgré leur séparation de l'Église romaine.
Mais Henri, dans l'observation de la religion et de la morale qui en découle, était observateur de la lettre et nullement des principes, et il était à prévoir que lorsque ceux-ci seraient en opposition a>ec ses passions, il les méconnaîtrait, si du moins l'apparence des formes pou- >ait être conservée. Cette circonstance fe présenta, pour
\jh roi Teul ditorcer.
la première fois, vers 1527, lorsque le roi eut conçu une violente passion pour Anne Boleyn, fille d'honneur de la reine Catherine, et que, n'ayant pu la séduire, il eut résolu de l'épouser.
Plusieurs prétextes de divorce s'offrirent à l'esprit du roi et, à ses yeux, la dispense que le pape avait accordée pour son mariage avec la veuve de son frère n'était pas valable, pour trois motifs : elle avait été sollicitée à son insu el sous un faux prétexte, et elle était contraire, selon lui, à un précepte d'autorité divine, qui interdit le mariage avec sa belle -sœur !. Sa conscience, disait Henri, n'avait cessé de l'en avertir depuis vingt années, et ses scrupules religieux s'étaient enfin réveillés avec une force nouvelle et irrésistible. Toutefois, les deux premières raisons qu'il alléguait étaient d'une grande faiblesse et la dernière cause de nullité était détruite elle-même [>ar un autre précepte, également d'autorité divine, contenu dans le Deutéronome, et qui invite, au contraire, à épouser la veuve d'un frère, lorsqu'elle n'a pas eu d'enfant de son mariage *, Un obstacle plus grand encore s'opposait aux désirs de Henri VIII; la reine Catherine d'Aragon, sa femme, était tante de Charles Quint, et il était à prévoir que le pape Clément VII hésiterait à provoquer, pour satisfaire le roi d'Angleterre, les ressentiments du redoutable empereur.
Afîairct L'Italie, à cette époque, avait été de nouveau le 4u cyniincm. tnéâtre de grands événements : François Ier, continuant
\. Ijevit., XVIII, 46. — XX, 21.