‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés (volume 2)Chapitre 91 sur 171 · b.rd Cantpbcll, tftî *»f»n · texte numérisé non relu

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cœur avec le sou\enir de son opposition première un profond ressentiment dont toute la condescendance ultérieure de Wolsey ne put jamais triompher.

Peu d'hommes dans les rangs supérieurs de la société osèrent manifester des sentiments contraires aux vœux du roi : mais le divorce était impopulaire aux yeux de la nation, qui plaignait une reine vertueuse et d'un sang illustre, menacée d'une cruelle disgrâce après vingt années d'union, et à ces motifs il s'en joignait d'autres plus intéressés. Les classes industrielles le redoutaient comme tendant à suspendre ou à interrompre les relations commerciales fort avantageuses qui existaient depuis plusieurs siècles entre l'Angleterre et les hahi- LéR.u lants des Pays-Ras, sujets de l'empereur ,. Wolsey cepen- """c p,J/°r dant fut, pour son malheur, désigné par le pape comme son légat en Angleterre ainsi que le cardinal Campeggio. Ils reçurent tous deux les pouvoirs nécessaires pour évoquer à leur cour la cause du divorce et pour la juger. La reine montra une nohle fermeté : la rupture de son mariage, pour cause d'illégalité, eût nécessairement entaché la naissance de sa fille Marie, et l'amour maternel se joignait dans Catherine au sentiment de son innocence et de la justice de ses droits. Elle résista jusqu'à la fin à toutes les tentatives qui furent faites pour arracher son aveu. Citée enfin à comparaître avec le roi devant les légats, ils se rendirent l'un et l'autre à Black-Friars, où ceux-ci tenaient leur cour. Sommée de répondre, Catherine se leva de son siège, et sans adresser la parole aux cardinaux , se jeta aux

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