Sir Wilter Scott, (ffu/. d'Êcoti
2. La |>lut considérable de ce» forkre«e» Tut élet^c au centre dos haute* Terrra et fui nommée Forl-William.
36 UVBB VI. CHAPITRE i.
ctde ses fatigues, et il eut bientôt à lutter eontre plusieurs fléaux, la trahison, la famine et la peste, plus terribles que le fer ennemi.
Tandis que la guerre civile sévissait encore en Ecosse et que l'Irlande presque tout entière semblait perdue, le trône du roi Guillaume était mal affermi même en Angleterre où ses périls, causés par les efforts des mécon lents pour l'ébranler, étaient accrus de l'impatience et des ressentiments du parti vainqueur. Westminster était chaque jour le théâtre d'orageux débats : il y eut cej>endant comme un accord des diverses fractions de la majorité pour réviser, comme iniques et illégales, plusieurs sentences judiciaires prononcées sous les derniers règnes : fiéhabiiiiaiions ainsi fut réhabilitée la mémoire de lord William Hussel , judiciaires. ^'Algcrnon Sydney, de l'alderman Cornish, d'Alice Lisle ^ et de quelques autres intéressantes victimes. L'infâme
Gates lui-même appela du jugement qui l'avait frappé. Ce jugement était entaché d'une illégalité manifeste : la cour des lords cependant, pour qui Dates était un trop juste objet de dégoût et d'horreur, se refusa à l'absoudre légalement. Elle eut à cette occasion avec les communes de violents démêlés, (pie le roi termina en graciant Oates et en lui accordant une pension. Après ces actes d'une politique indulgente ou réparatrice, les whigs en demandèrent d'autres de vengeance, et se montrèrent aussi altérés du sang des torys que ceux-ci l'avaient été du leur dans les dernières années de Charles II. Le roi, dès le début de son règne , s'interposant entre les deux DiKutMo.. partis, avait exprimé le désir qu'un bill d'amnistie fût bd.u( promptement débattu et converti en loi : les communes .ranumtie. s'en occupèrent avec l'espoir d'y trouver de quoi satis-
(il'ILLAlME III ET MARIE II
faire leurs ressentiments, et le comité choisi par elles présenta douze catégories de cas exceptionnels, dans quelques-unes desquelles pouvaient être compris jus qu'à dix mille coupables. Plusieurs ministres en exercice furent, dans cette occasion, en butte aux accusations de la majorité, qui s attaqua surtout au ministre tory, président du conseil, lord Caermalhen (jadis lord Danby), et au marquis d'Halifax, garde du sceau privé, qui avait longtemps cherché soit à concilier les deux grands partis, soit à les balancer l'un par l'autre, et dont le plus grand tort aux yeux des whigs était d'avoir élé choisi hors de leur sein.
Les débats au sujet de ce bill duraient encore dans les communes , lorsqu'au mois d'août le parlement fut ajourné. Trois mois plus tard , en octobre, il se réunit de Bi (l
nouveau , et Tune des plus graves matières dont il eut à <*" .
corporations'
s'occuper fut le bill des corporations, qui rendait leurs ou chartes et leurs privilèges à toutes les corporations ou communautés qui avaient été contraintes à y renoncer sous les deux derniers règnes. Cet acte, reçu de tous les partis comme juste et réparateur, ne rencontra dans les communes aucun obstacle aux deux premières lectures; mais, à la troisième, son adoption fut compromise par une clause violente que voulut y joindre un membre nommé Sache- • vrell , l'un des plus ardents partisans du fameux bill d'exclusion sous Charles II. Il opina pour que tout homme, remplissant des fonctions municipales, qui aurait contribué de quelque manière que ce fût au sacrifice ou à l'abandon des privilèges de sa corporation , fût déclaré incapable de remplir, «iu^it six années, aucun office public dans cette même communauté. L'adoption d'une
38 LIVRE VI. OIIAFITHE I.
tiigmcc» clause semblable eût complètement détruit lequilibre t is*ci,iimei.ts despartisdans le royaume et eût rendu les whigs, pendant ,des six ans, seuls arbitres des élections: elle eût mis les tons à leur discrétion et le roi dans leur entière dépendance. Le péril était grand : l'anxiété fut vive parmi les torys, et fut partagée par les ministres et par le roi lui-même. L'événement dissipa leurs justes craintes; une très faible majorité, formée par les torys unis à quelques w bigs modérés, rejeta l'amendement dangereux.
Ce résultat si imprévu irrita le parti whig presque tout entier, en exaltant la confiance de leurs adversaires, et ceux-ci crurent à tort le moment opportun pour l'adoption du bill d'amnistie : les wbigs sur ce terrain, où les questions générales deviennent bientôt toutes individuelles et personnelles, se promirent de prendre une éclatante revanche. L'humiliation de leur récente défaite avait rendu leurs ressentiments plus implacables, et les communes où ils étaient encore en majorité décidèrent qu'aVant de discuter les clauses d'amnistie on voterait celles qui retiraient le bénéfice du pardon à diverses catégories de coupables. Ce prétendu bill d'indulgence et de grâce fut ainsi transformé en un bill de vengeance et de châtiments. Le roi en conçut une vive douleur : sa situation d ut la plus pénible pour un prince rempli d'intentions généreuses, il se voyait impuissant à faire
siiuaiion le Dien. Après avoir inutilement tenté de concilier les Guillaume ni partis el les avoir Préservés tour à tour de la fureur de
mire leurs adversaires, il était lui-même en butte aux souples *
partis. yons et aux attaques de tous : haï des torys comme défenseur des dissidents , haï d$s wbigs comme prolecteur des tons, sa volonté ne trouvait nulle part ni sympathie
GtlLL.UME III ET MARIE II.
ni appui ; ses ministres, au lieu de faire du bien public leur principal intérêt, ne songeaient qu'à se supplanter les uns les autres; la désorganisation était partout, soit dans l'administration militaire, abandonnée à des commissaires prévaricateurs, à l'improbilé desquels il fallait attribuer les |>ertes énormes de l'armée de Schomberg périssant en Irlande de besoin et de dénuement, soit dans celle de la marine, confiée à lord Herbert, devenu comte de Torrington, et qui, endormi maintenant dans le luxe et les voluptés, semblait avoir perdu tout souci de sa dignité comme de ses devoirs. Guillaume, enfin, voyait un petit nombre d'amis dignes de ce nom, ses compatriotes et les compagnons de sa fortune, objets d'une jalousie nationale, d'une haine aveugle toujours croissante : il était las de sa couronne , et il forma secrètement le projet d'abandonner l'Angleterre à elle-même et de se retirer en Hollande, laissant à sa femme les soins et les soucis du gouvernement de la Grande-Bretagne, et bornant son ambition au slathoudérat dans son pays natal. Il fut avec peine détourné de l'accomplissement de ce projet par ceux des membres de son conseil auxquels il s'en ouvrit, et n'y renonça que pour reprendre le rôle guerrier, qui convenait mieux a son caractère et à son génie que celui de modérateur entre des partis insatiables autant qu'implacables1. Il annonça son intention de passer en Irlande, de décider lili-
I. Lei whi-» 00 mettaient aucune bvrne a leur* etigenec*, répétaient son» cote que le roi ne pourrait jamais te paster de leur crédit dans la nation. Guillaume dit a l'un d'eu» qu'il lui serait fort obligé s'il voulait réunir tes diverset demande» en une tculi-, afin qu'il put voir si le royaume entier lu pouvait Mltattirt. (liapin Tlioirat, Mil/. d'Angltl., I, XXX.)
même, Cépée à la main , le grand procès entre le gou
vernement absolu et oppresseur des Stuarls et celui qu'il
avait essayé de rétablir ou de fonder. Il résolut en même
temps de s'affranchir sans retard de la tyrannie du parti
whig, qui déjà s'opposait à ce qu'il quittât le royaume et
qui, après avoir triomphé, grâce à lui seul, se flattait de- IMàiioa le lenir sous son élroite tu|cUe et de rasservir à toutes
parlement, ses exigences *. Il prorogea soudain le parlement, puis I600 prononça sa dissolution, à la confusion des whigs et à la grande joie des torys.
Suite du rogne de Guillaume III et «le Marie II. — Guerre d'Irlande.
\jcs élections furent favorables aux torys, et les whigs se trouvèrent alors en minorité dans les communes, quoique les deux partis y fussent encore à peu près balancés 2. Qnelques changements correspondants eurent lieu dans le cabinet, dont un des membres éminents, Halifax, avait déjà fait accepter au roi sa démission. Le sceau
I, Le» whigs ont peur do perdre leur docile instrument avant d'avoir achevé leur œuvre. Quant a leur amitié nous savons ce qu'elle vaut. (Lettre de Guillaume à Port land, janvier 1690.)
?. Les torys l'emportèrent en quelques lieux eu ils n'avaient jusque-là rencontré que des défaites, entre autres h Londres, ou les wbigs, en soutenait dans le parlement l'amendement de Sachevrell, avaient soulevé contre eut les hommes les plus influents du commerce. L'adoption de cet amendement eût nclu ceux-ci du cnntcil communal.
Gl'UAALME III ET MARIE II. il
privé fut mis en commission ; sir John Lowther eut la charge de lord trésorier *. Le président du conseil, lord Caennathen, dont la fortune avait éprouvé déjà de si étounantes vicissitudes depuis qu'il avait été mis à la tête des affaires du royaume par Charles II sous le titre de comte de Danby, fut de nouveau considéré comme le premier ministre de la couronne. Une commission fut nommée pour administrer les affaires de l'amirauté, et de nombreux changements enfin eurent lieu dans le choix des lieutenants de comtés et des chefs de la milice, dont les whigs s'étaient réservé presque exclusivement le commandement.
Le nouveau parlement ouvrit ses séances le 20 mars, oureriure et les communes choisirent pour leur orateur sir John du
1 nouveau
Trévor, qui avait déjà présidé leur chambre plusieurs paiement, fois sous le dernier règne. Elles donnèrent leur premier 4690. soin à l'établissement du revenu de la couronne, qui jusque-là n'avait été voté que provisoirement. Ce revenu Fixation provenait de deux sources distinctes : la première consis- reî"nu tait en rentes des domaines royaux, produits des amendes, do ,a
" " couronne.
droits de patente, en premiers fruits et dîmes des bénéflecs. revenus de la poste, et enfin en cette portion de l'excise qui avait été accordée, immédiatement après sa restauration, à Charles II et à ses successeurs, au lieu et place des services féodaux dus aux anciens rois. Cette partie du revenu de la couronne, considérée comme héréditaire, s'élevait à quatre ou cinq cent mille livres sterling, et elle fut accordée sans opposition à Guillaume et
4. Godolpbin *« demi! alor» de la place dan» la ton»mis*ti»u du trésor [biwi of Irtatury).
à Marie pour toute la durée de leur \ie jointe ou séparée. Jacques II avait obtenu, en outre, sa vie durant, un supplément des droits d'excisé et les revenus des douanes gui, réunis, montaient, à la fin de son règne, à la somme énorme de 900,000 livres sterling. Guillaume fut moins bien traité : les communes attribuaient les usurpations de la couronne, sous les deux derniers règnes, à des ressources trop abondantes, à la disposition d'un revenu supérieur aux besoins : elles ne voulurent accorder, leur vie durant, à Guillaume et à Marie, outre le revenu héréditaire, que le supplément de 300,000 livres, fourni par l'excise : les droits de douane qui avaient été votés à Jacques II pour sa vie, et qui seuls s'étaient élevés à 600,000 livres dans la dernière année de son règne, ne furent accordés au roi Guillaume et à la reine que pour quatre années seulement1. Ce prince exprima quelque surprise de la parcimonie des communes a son égard, et se plaignit de ce que la nation anglaise se montrait moins généreuse envers son libérateur qu'elle ne l avait été pour son tyran.
Le parlement passa ensuite un acte qui témoigne de l'importance excessive attachée par le peuple anglais à
I. Journal des communes, 28 mais 1690. — I e revenu iftiigué à la couronne devait tenir non-seulement k défrayer les dépenses de la maison royale, mais tutti a rétribuer uu ccrloin nombre d'oflitei ou de cbar|»cs civiles dont la liste avait clé anéloe dans la chambre de» commune». Ces deui soi les de dépenses sont maintenant tout a fait distinct, s cl séparées; mais par une aberration étrange et incompréhensible, non -feuleuifftl en Angleterre, mais dan» beaucoup d'Iilals ou le> dépenses du ijouveruemenl civil m sont plus pi élevées »ur le revenu de la couronne, le nom do littt civile rai drtncuié à cette portion du revenu spécialement affecléo aux dépenses de la maison du souverain.
GlILLAUME III ET MARIE IL A'A
l'autorité des précédents et des formes. Il se souvint que le dernier parlement, nommé d'abord convention, n'avait pas été convoqué d'une façon légale par writs royaux, selon l'ancien usage, et il jugea nécessaire de rendre un biJl a l'effet de déclarer légaux et valides tous les actes de celle assemblée.
De toutes parts cependant apparaissaient de nouveaux périls : non-seulement des conspirations jacobites s'ourdissaient autour du roi dans le parti tory, mais maintenant les vvhigs mécontents conspiraient à leur tour, et beaucoup d'importantes fonctions publiques se trouvaient en des mains infidèles. Pour obvier à ce danger, quelques hommes sincèrement attacbés au nouvel établissement proposèrent d'obliger toute personne revêtue d'un carac 1ère |Hiblic de prêter, oulre le serment ordinaire de fidélité à Guillaume, un serment d'abjuration ou de renon cernent à toute obéissance envers Jacques II. Ce serment aurait aussi pu être exigé à volonté des simples particuliers, et quiconque l'eût refusé eut été destitué de ses emplois et emprisonné jusqu'à ce qu'il l'eut prêté. Le roi ne vit dans cette mesure violente et si rigoureuse qu'une inutile précaution contre les parjures et qu'une occasion nouvelle de les multiplier : il se prononça hautement contre son adoption , et le bill d'abjuration fut rejeté.
Guillaume alors accomplit par lui-même ce qu'il pouvait seul exécuter dans l'intérêt de la paix publique et de la conciliation générale. Au lieu d'un bill d'amnistie dont la discussion équitable au sein d'un .parlement divisé en factions semblait être devenue impossible, il en\oya aHX deux chambres, de sa propre autorité, un
acte de grâce dont l'adoption fut demandée et obtenue sans délai, d'un vote unanime. Un petit nombre de personnes, complices de la tyrannie de Jacques II *, étaient exceptées par le roi lui-même du bénéfice de cet acte, et avec elles les juges survivants de Cbarles Ier, et les deux exécuteurs masqués qui avaient dérobé au public, sur l'échafaud royal, leur visage et leur nom.
Guillaume, après avoir ainsi étendu sa protection et l'indulgence de la loi sur ses ennemis mêmes, prorogea le parlement et tourna toutes ses pensées vers l'Irlande, où l'armée du roi Jacques avait récemment reçu le lunfori» renf0rt de sept mille Français commandés par le célèbre
des
■rméfi Lauzun 3. X-'arméc anglaise, sous les ordres de Schom-
en .
Irlande berg, très-affaiblie alors et en partie détruite par les fiè- 1690 vres et le dénuement, était rentrée dans lTlster, seule province qui fût parvenue à se maintenir indépendante du gouvernement royal établi à Dublin. De nombreux renforts furent dirigés, par les soins de Guillaume, sur le théâtre de la guerre. Des principaux ports du royaume arrivèrent en Irlande des soldais, des armes,
I. Il y a une importante dUlinction a faire entre un acte de grâce émané du souverain et un arle d'amnistie émané du parlement. Celui-ci »ubit toutes les épreuves d'un bill ordinaire, et peut être amende par l'une et l'autre chambre : Vacie de grâce est reçu avec des marques particulières de respect pour la couronne ; il n'est lu qu'une fois dans la ebambre des lords comme dans celle des communes, il ne comporte aucun amendement, el il est adopté on rejeté dans sa forme intégrale. - Macaulay, ubi tuprà, c. XV.
2. Ces personnes furent averties qu'elles n'avaient rien a craindre si eljes s'abstenaient de nouvelles offenses.
3. I.e choit de l.iuzun priva le roi Jacques de l'astislancc de deux français, les comtes d'Avaui et de Hosen, habiles l'un dans les conseil», l'autre *ur le champ de bataille : le premier était un ennemi pailiiulicr de Lauzuu, l'autre son supérieur par l'ancienneté dans l'armée : ils fuient rappelas .lou» les dcui.
r.l ll l .U MF III KT MAltlE 11
«les munitions, des provisions de toute sorte. Schomberg se vit bientôt à la tète de trente mille combattants de troupes aguerries et bien disciplinées: il reprit alors l'offensive, enleva Cbarlemonl, seule place demeurée au roi Jacques dans l'Ulstcr, et il attendit Guillaume pour pénétrer plus avant. Ce prince achevait alors les apprêts de sa campagne d'Irlande, entre les violentes querelles des partis el les complots des conspirateurs, dont quelques-uns appartenaient à sa cour et à sa famille. Prêt à partir enfin, il se vit avec douleur abandonné par l'un des principaux auteurs de la révolution et des plus honorables entre les membres de son conseil, par le comte de Shrewsbury, qui résista à tous ses efforts pour lnquiél le retenir et lui remit les sceaux *. 11 ne put réprimer d*
r Guillai
alors, malgré tout son empire sur lui-même et sa sérénité habituelle, quelques signes d'inquiétude pour la situation où il laissait le royaume et la reine, objet de ses plus chères affections. La veille même de son départ, il s'en ouvrit avec l'évêque Burnet, confident de ses craintes el de ses chagrins. Guillaume, d'un ton triste, lui peignit les périls où la fureur des factions et le mauvais esprit du clergé jetaient l'Etat : il lui dit que sa confiance en Dieu était entière ; qu'il achèverait son œuvre ou qu'il y périrait : mais il plaignait la reine.... « Pauvre reine ! répétat-il deux fois; que ceux qui m'aiment s'attachent à elleel l'assistent de leurs conseils : quant à moi, je me sentirai
I, UrJ Shrewsbury, cédant au découragement, avait écrit a Jacques II pour lui exprimer le repentir «le »a conduite. Jacques avait exigé de lui, comme gage de sa sincérité, l'abandou du grand sceau, el Shrewsbury avait obéi. Ce fait e»l prouvé par un écrit du roi Jacques, dunt une copie existe h Paris dans les archives de* affaires étrangères.
de nouveau avec plaisir à cheval et sous la lente : je m'en, tends mieux à ordonner une campagne qu'à gouverner vos chambres des lords et des communes. Cependant, Quoique je fasse mon devoir, j'obéis à une dure nécessité en allant combattre le roi Jacques en personne. » Il ajouta qu'il serait affreux pour la reine et pour lui qu'il arrivât malheur à ce prince, et prit congé de l'évéque en lui demandant le secours de ses prières ,. Le roi partit le lendemain, laissant la reine a la tète du gouvernement avec un conseil de neuf membres pour l'assister en son absence 2.
con.pimiion appréhensions n'étaient que trop fondées : un vaste
jtcobiie complot jacobite avait étendu se? ramifications sur plu-
conduite par 1 * •
loHPrcsion. sieurs points du royaume : il avait pour chefs les lords ,fi90 Darmouth, Aylcsbury et Glarendon le proche parent de la reine, et pour principal agent lord Graham, vicomte Preston, secrétaire d'État du roi Jacques3. Un grand nombre de gentilshommes dans les comtés d'York, de Worcester, de Northumberland et autres lieux, avaient reçu secrètement des commissions de ce prince pour lever des troupes en son nom et commander les milices jaco bites au moment indiqué pour l'insurrection. Un agent secret de Jacques, William Fuller, avait été saisi nanti de ses lettres, et; racheta sa vie par d'importants aveux *, à