ibid
2. Franklin écrivit, a celle occasion, à Jobn Adami, une lettre élequenlc ■Uns laquelle, faisant allu»ion aux deux armées anglaise* de Saratoga el de Yark- Town, el comparant l'empire naissant des EiaW-Unis à Hercule au berce»», il dil : • L'Amérique aussi «étouffe ses deux serpents. » Celle pbrase devint le sujet d'une médaille gravée dans la suite. Watkington's Writingt, vol. vitl, p. s89.
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Fin du ministère de lord Noilh. — Ministres «le Itovki itgliatn el «le Shelburue. — Affranchissement de l'Irlande. — Dernière campagne. — Guerre dan* l'Inde sous Warren Hasliiig*. — Préliminaires de la paît, — Coalition de lord IWlb el de Foi. - Chute de lord Sbelburm».
La capitulation d'York-Town porta le coup décisif au ministère de lord North; depuis ce momenljusqu asa chute, des adresses et des pétitions contre la prolongation indélinie de cette guerre ruineuse furent votées dans d'innombrables assemblées populaires ou meetings, et des motions pour le même objet se succédèrent dans les deux chambres et battirent sans relâche l'administration en brèche. L'Angleterre cependant obtint, dans le cours de Tannée, des succès sur mer. L'a combat glorieux, quoique sans résultat définitif, mais digne en tout de la grande lutte maritime de L'Angleterre et de la Hollande au xvn« siècle, fut livré à Doggersbank entre l'escadre hollandaise sous les ordres de l'amiral Zoutmann et l'escadre bri- Combat natal tanniquede l'amiral Hydc-Parker 1 : George Hodney, peu Doggetsbai.k. de temps après, enleva aux Hollandais l'île de Saint-Eus- #
tache, vaste dépôt de marchandises précieuses pour une valeur immense el qui furent livrées au pillage : l'amiral Kimpenfeldt enfln, vers la fin de l'année, réussit à enlever près d'Ouessant de nombreux bâtiments de trans-
I. George* III au retour de l'escadre anglaise alla visiter et féliciter l'amiral a ton bord.
port de la flotte française qui, sous les ordres du comte de fiuichen, avait appareillé de Brest pour les Antilles. Prise Mais ces sucées partiels furent tous effacés par le grand pViTduc* échec que subit l'Angleterre au commencement de 1782, Cr.iun en Perdant l î,e (,e Minorque, bien défendue par le général Murray et héroïquement emportée par le duc de Crillon «.
La perte de cette île et de sa capitale Mahon, le meilleur 9m port de la Méditerranée, fut suivie de la motion formulée dans les communes par le général Conway, pour ardû°" réler toute tentative nouvelle ayant pour objet de rarae- 8éR«ni conmy ner \cs coi0nies insurgées à robéissance. Cette motion
pour la paix. °
fut adoptée 2 et suivie d'une autre plus significative en-
core et par laquelle Conway demanda qu'une adresse présentée au roi déclarât ennemi du monarque et du pays quiconque, par ses conseils, contribuerait à prolonger une guerre offensive en Amérique. Fox montra dans ces débats, en parlant des ministres, jusqu'à quels excès le talent peut se laisser entraîner par la passion. « Si jamais, dit-il, je m'associe à aucun deux, je consens à être appelé le plus infâme des humains : je ne pourrais môme songer pour un instant à me coaliser avec des hommes qui, en leur qualité de ministres, ont fait preuve,
1 . Le duc de Grillon, pour éviter l'effusion du sang, avant transmis a Murr*y au commencement du siège, l'offre de cent mille livres sterling, que lui faisait le roi d'Espagne, s'il contentait a livrer la place, Murray lui répondit fièrement qu'il aurait dù se souvenir de la réponse faite par son ancêtre a Henri III, qui lui proposait dVsassiner le duc de Guise, avant de se charger d'un message qui tendait a assassiner le caractère d'un homme aussi biea né que lui ou le duc de Guise. Crillon, pour son honneur, approuva hautement celle réponie de Murray. Ott. 1781.