I. Quatre voit itulemenl protestèrent contre celle motion
vin
Millilitre .lu duc de Portland ride la coalition. — Signature do la pais de Vcr- •tillil. — Cbulc du cabinel. — l'ill premier ministre. — Eleclion» gtotntcs,
îomposi.ion Les princjpaux !ncmbres tic l'administration nouvelle miniiière. furent le duc de Portland, premier lord de la Trésorerie; 1783 lord Norlh et Fox, secrétaires d'Etat; lord John Cavendish, chancelier de l'Échiquier; lord Keppcl, premier lord de l'amirauté; lord Stormont, président du conseil, et le comte de Carlisle, gardien du sceau privé. Le grand sceau fut mis en commission et le président désigné de la chambre des pairs fut lord Manslleld. Les emplois secondaires de l'administration furent partagés entre les amis des deux secrétaires d'Etat, et Burke reprit la charge de payeur général des forces du royaume.
La paix à conclure fut, durant le règne éphémère de la coalition, le principal objet du gou>ernement. Le danger que l'Angleterre avait le plus redouté en voyant ses anciennes colonies se séparer d'elle, c'était la diminution de son commerce national, et le parlement crut devoir faire un sacrifice dans l'intérêt du rétablissement des relations mutuelles entre les deux peuples : il consentit, par un acte temporaire, et qui devint annuel, à accorder au roi le pouvoir nécessaire pour adoucir, en faveur des Elats-lnis, la rigueur des lois de navigation.
Les deux chambres adoptèrent ensuite un bill complé-
\. Les trois commissaires du grand sceau furent lord Lougbborougb, l< juge Asbhurs» et le baron Holbam.
GEORGES III. 6Si
mentairede l'acte rendu dans la session précédente, touchant l'indépendance de l'Irlande. Il fut décidé par ce bill, qu'il n'y aurait point d'appel des tribunaux irlandais aux cours de j ustice de la Grande-Bretagne ; mais celles-ci fu ren t maintenues en possession de connaître des crimes commis en Irlande, dans les cas de trahison, l'acte de Henri VIII sur ce point capital ayant été antérieurement confirmé par un statut du parlement irlandais K
Cette même session vit échouer une importante motion de William Pitt sur la réforme parlementaire. Pitt était encore fortement attaché aux doctrines et à la politique des wighs, et déjà, l'année précédente, il avait vu repousser un projet d'enquête présenté par lui, touchant les abus du système électoral. Cédant aux vœux des Motion partisans d'une réforme, il soumit aux communes, pour ûncpour cet objet, dans la session actuelle, trois propositions, p^î^™*;,, La première déclarait indispensable d'adopter des mesures j7g3 contre les fraudes et la corruption ; la seconde enlevait leur franchise, ou le droit d'élection aux bourgs dont la majorité des électeurs serait convaincue de s'être laissée corrompre; la troisième, enfin, augmentait le nombre des représentants des comtés. Ces propositions donnèrent lieu à de longs débals, mais elles touchaient à des intérêts trop nombreux et trop personnels, sans que l'opinion du E,,a pays, touchant la nécessité d'une réforme électorale, fût
encore suffisamment éclairée ou exigeante; la motion de Pitt fut rejelée.
Tels furent les principaux actes des deux chambres dans celte session, terminée le 1 7 juillet, et bientôt suivie de la