Adolphu*, ut $uprà, c. LV
(iKORGES III.
tant de royaumes, des limites de la Tartarie au cap Comorin, et sur une population de trente millions d'âmes, quatre fois plus considérable que celle de l'Angleterre à cette époque. « Notre intervention, dit- il, soit dans les contrats pour les propriétés, soit dans la distribution des principautés, des dignités et des emplois, n'a été qu'un infâme trafic : la Compagnie a tout vendu, elle a abusé en toute occasion du droit de paix et de guerre : d'immenses richesses ont été ainsi accumulées par les voies les plus criminelles. » Faisant ensuite allusion aux jeunes gens envoyés par leurs familles, au sortir du collège, pour thésauriser dans les Indes, il s'écria : « Ils ont eu l'ivresse du pouvoir et de la fortune avant d'être en état de la supporter; ils ont fait leur moisson d'or avant d'avoir mûri en sagesse. Aucun frein n'est mis aux excès de leur capricieuse puissance, ni par la nature, ni par la raison ; ils se hâtent de loger leur proie en Angleterre, el les cris désespérés de l'Inde sont jetés aux mers et aux vents pour être emportés, au souffle de chaque mousson', sur un océan lointain et sourd K »
Les deux bills furent adoptés par les communes à une forte majorité et immédiatement transmis à la chambre Adoption
... , de» bills
des lords. Mais 1 opinion était éveillée; d'innombrables par intérêts compromis ou menacés par ces bills » se soûle- ,e,coromu,,( vèrent contre eux et, avant l'ouverture du débat dans la chambre haute, une ardente polémique s'engagea dans les journaux. De toutes parts et surtout de la cité