‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 120 sur 145 · Parliêtnentary kittory, vol. XXiv, p · texte numérisé non relu

Parliêtnentary kittory, vol. XXiv, p

larme dans la cité, où les intérêts de la Compagnie étaient puissants : Pitt et ses collègues en profilèrent pour combattre l'opposition avec ses propres armes, en suscitant contre elle, dans Londres et dans tout le royaume, une guerre active de journaux, de caricatures et de pamphlets 1 : de toutes parts on alléguait les prétentions tyranniques d'une opposition factieuse, on condamnait ses empiétements sur les droit3 inaliénables de la couronne, on montrait les intérêts et les privilèges de toutes les corporations en péril, si on souffrait qu'elle déchirât les chartes de la Compagnie : on dénonçait enfin au mépris et à la vindicte publique la flagrante immoralité d'une coalition formée entre deux hommes divisés quinze ans par leurs principes et dont l'un naguère demandait la tête de l'autre, et maintenant rapprochés et unis par un odieux calcul de vengeance et d'ambition toute personnelle. Le ^JJïJî"14 plus éclatant témoignage de la popularité croissante de Pitt, fut une adresse de remerciements votée au ministre par le conseil de la cité de Londres, accompagnée de la remise de lettres de bourgeoisie offertes à Pitt par a cité comme un gage de sa reconnaissance, pour sa conduite habile et désintéressée, et pour le zèle avec lequel il défendait les droits de la couronne et ceux du peuple. Ces lettres furent présentées au ministre dans une boîte d'or, et l'orateur de la députation fut ce môme John Wilkes, qui de violent démagogue, était devenu l'un des principaux membres du conseil de la cité.

Cependant, au sein des communes, un certain nombre de membres, la plupart propriétaires campagnards,

I . Voyez, au sujet de celte lutte, une note curieuae dam VBittoiu de Georgtt III, par Adolphui, fol. IV, p. 102.

gens honnêtes et modérés, avaient formé entre eux un

Parti

de> parti moyen dont le député Powys était le plus éloquent indtptudatiu. interprète. Les membres de ce parti qui se réunissaient pour délibérer en commun à la taverne de Saint-Alban et se donnaient à eux-mêmes le nom d'indépendants, s'étaient d'une part proposé d'opérer une fusion entre le cabinet et ses adversaires : attentifs d'autre part au mouvement de l'opinion et aux intérêts de l'Etat, ils avaient résolu de ne point souffrir qu'ils fussent compromis par les emportements d'une opposition systématique et sur le point de devenir factieuse. Cette scission et le déclin de leur popularité furent les obstacles qui arrêtèrent les chefs de la majorité sur la pente où ils se précipitaient, et ils hésitèrent à recourir, par un refus de subsides, aux moyens les plus extrêmes pour renverser leurs adversaires.

La chambre des pairs intervint dans la lutte, et, sur la motion de lord Effingham, appuyée par les lords Coventry °deP|V°n 6t Sydney, elle prit deux résolutions imporlantes : la preai'pi'in mière déclarait contraire à la constitution le vote récent des communes pour annuler un acte voté antérieurement par les trois pouvoirs en faveur de la Compagnie des Indes; la seconde rappelait le droit exclusif et inaliénable du souverain de choisir ses ministres, et exprimait sur ce point une entière confiance dans le monarque pour le libre exercice de sa prérogative. La première résolution obtint une majorité des deux tiers, la seconde fut votée sans division ■«

L'opinion publique se déclarait chaque jour davantage

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