‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculésChapitre 124 sur 145 · Vojtt ci-dessu», p · texte numérisé non relu

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2. Pour faire corapicndrc (oui te que le parlement avait gagné eo importance et en autorité tu dis-huitième siècle, il n'y a neu de p!us concluant que le ton de respect et d'obéissance absolue avec lequel les juges de celle époque parlaient des deux chambre*, et comme éUnl eus «mêmes placés trop bas pour intervenir en opposition avec un pouvoir si transcendant. Il importe de compaicr ce langage avec celui que lenaicul Us juges dans le siècle précédeui : ils employaient alors vis a-vis la couronne et sou couacil privé, les mêmes etpressions de déférence et de soumission parfaite dout ils firent usage >ous les George», dans leur» rapports avec les chambres. Ballam, UUt. comtil.,c. *vi.

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extérieur, conduisit la chambre élective à abuser de ses Empiétements propres pouvoirs. On la vit, durant ce siècle, afficher des C0J^n„ prétentions exagérées, en opposition, tantôt avec les prérogatives de la couronne ou les droits de la pairie, et tantôt avec les privilèges des sujets. Elle ne s'arrêta, en plusieurs occasions, ni devant les salutaires barrières de l'acte d'habeas corpus, ni devant les décisions des juges, s arrogeant le droit d'emprisonner, de juger, de condamner dans tous les cas où elle reconnaissait le mépris de son autorité Elle fit plus, elle poursuivit des délits entièrement étrangers à la dignité comme aux privilèges de ses membres 2, et dans une circonstance fameuse 3 elle substitua son pouvoir à celui de ses commettants; elle eût enfin mis souvent en péril la constitution même, sans l'intervention du roi et de l'autre chambre, quoique celle-ci fût en grande partie fonr.éedes mêmes éléments. Un doit reconnaître à de pareils traits combien s'abusent ceux qui, pour mieux assurer la liberté publique, voudraient concentrer toutes les forces de l'Etat dans une assemblée unique et élective, et qui, au lieu d'affranchir un peuple, forceraient ainsi pour lui le plus dur et le plus tyrannique de tous les jougs.

I. J'invite à lire, dans le même chapitre, h savante dissertation «le M. Hal lam, sur les élections d' Aylesbury, a l'occasion desquelles les communes envoyèrent en prison les personnes qui en appelèrent aux liibunaux Je leurs décisions. V..yei aussi ci-dc»sus, p. 4 58 et 159.

4 lin îles exemples les plus remarquables de cet abus de pouvoir des communes est reinprUonuemeii! qu'elles ordonnèrent en l'année 1721, tic l'imprimeur Misl, pour publication d'un libelle favorable a la restauration du prétendant, mais où il n'était aucun ment question des privilèges de la chambre, /'tu dament, hiitory, vol. VII, p. 803.

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