Tome III, Appendice
2. Par suite de la confiscation des biens d'église appropriés a l'cuseignemcnl, le nombre des écoles diminua consi.b rablemenl en Angleterre au «liisepticme siècle, et c'csl une des causes pour Irsquellcs ou fil aussi diminuer, dans une proportion rcmaïquablc , le nombre des hommes éminents dans les saience». Collier'» eeeltiiotlical hiitory, p. 480,
pour laquelle ils n'avaient aucune espèce d'aptitude. Far suite d'un tel état des choses, le clergé inférieur tomba presque tout entier dans une déconsidération déplorable : on s'étonne, en voyant, dans quelques-unes des productions littéraires les plus remarquables du dix huitième siècle, la place peu digne, quelquefois même dégradante, qu'y occupent les chapelains des grandes maisons i l les ecclésiastiques des paroisses rurales l. Au nombre des principales causes de l'affaiblissement de l'influence du clergé anglican à cette époque et de son abaissement dans l'estime publique, il faut compter la profonde sécurité où il s'endormit après le complet triomphe de l'Eglise en 1688. L'Angleterre fit voir alors, par son exemple, l'erreur de ceux qui se persuadent que le zèle religieux s'entretient dans un pays par l'uniformité de la croyance et du culte. Les catholiques anglais avaient été trop complètement vaincus par la révolution qui mit Guillaume III sur le Irône, et ils furent, malgré ce prince, opprimes et abattus par des statuts aussi déplorables qu'odieux «et Irès-posté rieurs à son avènement 2. Les dissidents, d'autre part, divisés en plusieurs sectes dont les principales étaient celles des baptistes, des presbytériens, des indépendants et des quakers, décroissaient en nombre et avaient beaucoup perdu de cette ardeur militante, dont ils avaient été remplis dans le siècle précédent :i : l'Eglise anglicane en un mot était comme ense-