Il» éiaienl alors au nombre nV 3C
2. Le» chaire» que leur» pMteuri avaient volontairement abandonner» ou
Deux autres actes furent ensuite convertis en lois : par l'un, aujourd'hui révoqué, tout fonctionnaire, tout employé de l'Etat était tenu de signer son adhésion à la confession de foi et à la nouvelle forme de radmfnistration religieuse; par le second, d'une haute importance, les troupeaux furent reconnus libres d'élire leurs pasteurs : le droit de patronage pour les choix fut déclaré rachetable par une faible somme et définitivement aboli '.Le lord commissaire donna la sanction royale à ces actes, qu'il jugea Irop populaires pour être annulés ou combattus, et dont le dernier surtout causa au roi un vif déplaisir2; mais il savait mieux qu'aucun prince sacrifier, à la |>olitiqiie ou au vœu général, ses répugnances et ses ressentiments3 : il en donna bientôt une
dont Ht avaient été violemment arrachés parla multitude à l'époque de la révolution, furent déclarées ta eau tes malgié les énergiques et justes protestations des épiscopaux.
1. Le droit de choisir et de proposer les pasteurs fut donné à un comité paroissial composé des propriétaires protestants du sol et des anciens. Daus le cas d'opposition des congrégation» aux choix de ces comités, les objections étaient soumises au presbytère qui décidait co dernier ressort (Macaulay, uki supra).
L'argument le plus puissant contre l'exercice du droit de patronage était que ce droit étant presque partout entre les maint des membres de la noblesse attachés la p'uport a l'Eglise épiscopalc, les choix seraient faits dans un esprit tout a fait contraire a celui des congrégations presbylérieuues auxquelles ils seraient imposés. (VValter Scott, Histoire d'Ecosse, c. XXIII.)
2. Le roi souscrivit avec beaucoup de peiue au sacrifice des droits des patrons, qu'il regardait, a quelques égards, comme une propriété particulière. Il lui répugnait aussi de i énoncer a toute espèce de droit de contrôle direct et positif sur l'Eglise d'Ecosse.
' 3. Le nouvel établissement religieux m Ecosse, tel qu'on vient de l'exposer, fut le résultat d'un compromis entre les opinions extrêmes des épiscopaux rl des presbytériens exaltés. Les deux partis, quoique animés l'un envers l'autre d'une haine ardente, s'unirent néanmoins peur le combattre. Les uns et les
GriLLAUME III ET MARIE II. S9
nouvelle preuve en Angleterre au sujet du refus de serment à sa personne par une partie du clergé. Un tiers environ des ecclésiastiques anglicans, persévérant dans la doctrine louchant le droit divin et inaliénable des souverains et l'obéissance absolue et passive des sujets, avait refusé de prêter à Guillaume et à Marie le serment d'allégeance. Le primat Sancroft était de ce nombre. Le c,er8é
non assern*
roi voulut qu'un délai d'une année fût accordé aux récu- « sants avant d'élire leurs successeurs, et, ce terme expiré, An8,eterr€* il offrit encore de dispenser du serment ceux qui consentiraient à lire en chaire, sans y rien changer, tout l'office liturgique, et reconnaîtraient implicitement ainsi les nouveaux souverains, en appelant les bénédictions du Ciel sur leur règne. Ce compromis fut rejeté, et les ecclésiastiques non assermentés furent immédiatement rempla- RemP,*«menl ces. Sancroft quitta son palais de Lambeth avec tous les Pr'n,al s*ncr°r» signes du plus vif ressentiment, et perdit alors, i>ar sa Tiifouon.
•aires refusèrent le serment d'allégeance a Guillaume et h Marie. Les premiers, d»nl le nombie était fort restreint, étaient fort à craindre cependant par leur rang, leur liebesse et leur éducation supérieure. Ils accusaient le roi d'avoir cédé lâchement h l'entraînement de la multitude en tolérant l'expulsion violente <iet minisires épiscopaiu(a).Les autres, redoutables par leur nombre comme parle fanatisme qu'engendrent la persécution cl l'ignorance, reprochaient surtout au nouveau gouvernement d'avoir faibli comme Afiag en épargnant les oppresseurs des saints. Toute déviation des principes du covenant, toute dépendance de l'Etal , tout compromis avec les nécessités présentes, étaient en abomination * leurs yeui, et flétris par eui du nom A}erasliani$me. Ils formèrent quelque temps une secte sépare qui peu à peu s'éteignit en se fondant dans le grand corps de l'Eglise presbytérienne.
M Dm* qaelquea lient cptndant, °à >• *'•»'<• majorité du Iruupeau aj.pjrlcn.il a l'Hglw* 'r.tteofwlr, U mil. Je celle-ci était été muser*. , el ceux des niniatres de relie Fgliae qui prêtèrent an aéraient nommé Vaitmramte, par lequ.l il» reconnurent Guillaume et Marie cummr M manias de droit a ii - m bien que de fait . reilèienl en pot»e»<ron de leur» brntfce». (Waltnr
fcudt, Htmirt SFcoHf, t UNI )